Les inscriptions à l'upt sont en cours jusqu'au 31 octobre 2011.
La rentrée est fixée au 24 octobre 2011.
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“Je t’enseignerai la ferveur” dit Ménalque à Nathanaël. Et avec Ménalque, ce
sont tous les maîtres, les vrais, qui font la même promesse à leurs disciples, tous
les professeurs qui s’engagent à la tenir pour leurs auditeurs de l’Université pour
tous. Mais la ferveur est-elle transmissible, contagieuse ? Ce défi pédagogique
semble une gageure devant le public averti de l’UPT, souvent incrédule, toujours
exigeant. Or c’est de cette exigence que naît justement la passion du chercheurenseignant,
sa volonté de mieux faire, de donner encore plus, d’exceller.
S’il est donc vrai, comme l’écrit André Malraux, que “la culture ne s’hérite pas”,
qu’elle “se conquiert”, alors les étudiants de l’UPT, “comme un vol de gerfauts hors
du charnier natal”, sont des conquérants ! Et l’instant le plus merveilleux est celui
où Ménalque, en pleine effervescence, regarde “monter en un ciel ignoré”, du fond
de la classe, “des étoiles nouvelles”. Car ceux qui se cachent derrière sont souvent
ceux qui pensent ne pas suivre l’enseignant jusqu’au bout, qui se créent leur
coin pour bavarder, grignoter, rêvasser, s’user les doigts et les yeux sur le maudit
portable, sur cette inanité sonore devenue plus nécessaire que le pain et l’eau.
Tendre l’oreille un moment peut-être, s’il le faut, passer en classe pour changer
d’air, juste passer à l’UPT. Puis, heureusement, ceux-là restent ! Ou reviennent ! Le
jour arrive enfin où les portables s’éteignent, où l’attention s’attise, où la poésie
et l’esprit triomphent. Alors le miracle opère : celui qui a connu la dynamique
de l’apprentissage ne peut plus s’arrêter, celui qui a bu une fois à l’arôme de la
culture boira, celui qui a aimé aimera.
Nombreux ont été les buveurs de savoir à l’UPT en 2010-2011 : 649 personnes
aux multiples visages, 869 inscriptions ! sans compter les participations libres à
l’atelier du samedi “une heure dans une belle demeure” qui, pour les dix sorties
dans l’année, a attiré plus de cinq cents personnes et rapporté quelque sept mille
dollars de bénéfices entièrement versés à la caisse de parrainage de l’UPT. C’est
en ce sens que, fidèle à sa nouvelle politique de démocratisation de la culture,
l’UPT a pu octroyer, pour la première année, 12 bourses à de jeunes auditeurs qui
ont rejoint leurs aînés sur les bancs de l’apprentissage permanent.
C’est dire combien l’Université pour tous est heureuse et fière de voir l’éventail
de ses amis s’élargir indépendamment de l’âge et du milieu social. C’est se dire
aussi qu’il est désormais difficile de faire marche arrière, que les demandes sont de
plus en plus pressantes et variées, qu’il faut y répondre sans se fatiguer, chercher
les idées neuves, les mettre en oeuvre, renouveler les programmes, se donner tous
les moyens pour garder la confiance et l’estime de nos chers auditeurs.
Voici pourquoi l’UPT propose - parallèlement aux enseignements
incontournables comme la psychologie, la littérature, la philosophie, le cinéma,
la santé, la religion, l’histoire, l’histoire de l’art, la politique, l’archéologie, le
dessin et la peinture - de reprendre les cours réussis de l’an dernier : le tourisme,
la mythologie, l’art dramatique, l’informatique, l’architecture, la musique, la
photographie, les ateliers d’écriture, les langues. Par ailleurs, d’autres matières
voient le jour selon trois orientations : la perspective artistique avec les arts
du spectacle, l’art floral, l’art graphique, l’art thérapie, la bande dessinée, la
sculpture et les créations manuelles ; la propédeutique pour les lycéens, les
jeunes universitaires ou les néophytes, avec la méthodologie, les lectures vivantes
et la culture pour tous, et enfin, le patrimoine religieux avec le nouvel atelier du
samedi : «une prière dans un monastère».
D’aucuns nous répondront «on aimerait bien, mais on n’a pas le temps, on
travaille», et plus nombreux sont ceux qui diront : «on sait, on connaît, on a déjà
fait tout ça, on n’a plus besoin de cours». Que les premiers se souviennent de
L’Émile pour qui «la plus grande, la plus importante, la plus utile règle de toute
l’éducation n’est pas de gagner du temps, mais d’en perdre.» Et que les seconds
se répètent à l’envi cette magnifique parole d’humilité d’André Gide : «L’appétit de
savoir naît du doute. Cesse de croire et instruis-toi.»
Mais le verbe «instruire» ne se conjugue pas à l’impératif. Il faut juste ouvrir
un peu plus les yeux, prêter un peu plus l’oreille à ce que la nature profonde nous
crie : la ferveur, la ferveur infinie.
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