Le premier centre de Mère Térésa
en Ethiopie a été fondé en 1973.
Le centre principal se situe à Sidist Killo, à Addis
Abeba,la capitale de l'Ethiopie. Le centre des sours
de la charité à Addis Abeba accueille quelques
600 personnes malades. Beaucoup d'entre eu sont sidéens
ou tuberculeux en phase terminale. Le centre est divisé en
plusieurs bâtiments: un pour les femmes, un pour
les hommes, un pour les enfants, un pour les mères
et leurs enfants.

Lorsque le nombre de volontaires à Addis dépasse
les besoins du centre et que les volontaires le désirent,la
sour responsable peut les réorienter vers le centre
de Jimma,situé à 10h de voiture d'Addis
Abeba. Le centre de Jimma est organisé de la même
manière que celui de Addis Abeba.
Il existe deux centres proches, l'un à Asko et
l'autre à Semen Gebeya, tenus par les frères
de la charité, de même que l'orphelinat
de Mécanisa pour les enfants sidéens. Il
est possible de travailler dans ces centres.
D'autres centres existent en Ethiopie à Mekele,
Alamata, Adwa, Debremarkos, Gondar, Awasa, Gambela, Bale,
Jijiga, Kibremengist, Diredawa.
Spécificité des centres
d'Ethiopie
Les volontaires ont la possibilité de loger à l'intérieur
du centre, dans la limite des places disponibles. De
même que les sours assurent le déjeuner,
et selon les périodes, si le centre ne connaît
pas une grande affluence de volontaires, le petit-déjeuner
et le dîner.

Remarque
Cette mission est conseillée pour les personnes
de plus de 20 ans, ayant déjà de l'expérience
dans le domaine du volontariat.
Carnet de route
« Ici, il y a tous les cas d'un autre monde,
des cas dont tu te demandes comment ils ont pu se passer,
des plaies horribles,creusant la peau. L'espérance
de vie est de 45 ans. Rares sont les cheveux blancs,
les têtes grisonnantes. Seuls les bébés
de la pouponnière pleurent. Les malades, même
avec des plaies énormes ne gémissent pas.
Tous les jours, on transporte un à quatre linceuls
sur un brancard de fortune. Et dans la salle du fond,
je sais que tous vont mourir. Le travail est choquant
les premiers jours, puis on s'habitue. C'est toujours
aussi révoltant, mais moins choquant .On
voit la souffrance à l'état brut. Telle
cette jeune sidéene de 16 ans, ayant la peau soulevée
en plaques comme une terre aride déséchée,
morte le jour de Noël. Aujourd'hui,une petite fille
de trois ans dont la mère est morte du S.I.D.A.
a eu pour seule compensation une sucette ».Une
volontaire,Noël 1999.

« On reçoit beaucoup plus qu'on ne
donne. On réapprend la vrai valeur des choses :
d'un sourire, d'un bonbon, d'une chanson, d'une orange. Une
des images qui me revient en réminiscence est
celle d'un sidéen, les joues creusées par
la maladie, à qui j'avais épluché sa
dernière orange et qui m'avait juste dit : « Sister,
pray for me ».
On apprend aussi à se dépouiller du matérialisme
alors qu'on est habitué à rechercher le bonheur
par et dans la possession. Ainsi, les Noëls et les
nouvel ans passés en mission sont sans doute les
fêtes les plus heureuses de ma vie, à être
heureux par des bonheurs simples et en ne se souciant pas
de ne pas avoir reçu tel cadeau qu'on désirait
tant ou d'aller à la soirée la plus huppée
avec la plus belle toilette».Une volontaire, Noël
2003.
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