La cause des disparus et la mémoire blessée de la guerre

قضية المفقودين وذاكرة الحرب النازفة: أي دور للهيئة الوطنية للمفقودين والمخفيين قسرًا؟
8 avril 2025


L’USJ a officiellement lancé, le 8 avril 2025, sa coopération avec la Commission nationale pour les personnes disparues et victimes de disparitions forcées, commission indépendante créée par la loi n°105/2019 au terme d’un long combat mené par les familles des disparus. Une conférence, organisée à cette occasion par la Faculté de droit et des sciences politiques et le programme des droits humains de l’Institut des sciences politiques, a réuni des enseignants de l'USJ et des membres de la Commission nationale. Au cours de cette conférence, le doyen Marie-Claude Najm a souligné l'engagement historique de l'USJ, le Pr. Roula Abi Habib Khoury a traité des tensions entre amnistie, oubli et travail de mémoire, tandis que Dr. Carmen Abou Jaoudé, enseignante et membre de la Commission et Dr. Ziad Achour, président par intérim de la Commission, ont évoqué le rôle et les défis de la Commission nationale pendant ces 5 premières années d’activité, et rappelé que la cause des disparus est une porte d'entrée vers la vérité et la réconciliation.

La conférence a été précédée par la signature du protocole d’entente à l’occasion de laquelle le recteur de l’USJ, le Pr. Selim Daccache s.j., a apporté un témoignage personnel émouvant - sa tante ayant été enlevée le 13 octobre 1990 au couvent de Deir el Kalaa - et annoncé l’engagement de l’USJ, à travers ces différentes facultés, à contribuer à la cause des disparus au Liban. La conférence s’est conclue par une discussion animée, modérée par Dr. Wissam Lahham, entre enseignants, étudiants et acteurs de la société civile.

Partenariat

Le 8 avril 2025, la Faculté de droit et des sciences politiques a accueilli le lancement officiel de la coopération de l'USJ avec la Commission nationale pour les personnes disparues et victimes de disparitions forcées. Les deux parties se sont entendues pour collaborer étroitement afin de faire progresser la cause des personnes disparues au Liban. Leur coopération se fera à travers plusieurs facultés et instituts de l'USJ, en particulier la Faculté de droit et des sciences politiques, la Faculté de médecine, la Faculté des lettres et des sciences humaines et l’Institut de sciences politiques. Elle couvrira la formation, la recherche, l'organisation de séminaires, le développement de compétences spécifiques, l'analyse médico-légale et juridique. 



PARTAGER :