Peigne en ivoire

5 décembre 2025

 

Peigne en Ivoire

Magharet Tabloun (région de Saïda)

Haut : 14 cm ; larg : 11cm

5e siècle av. J.-C.

Musée national de Beyrouth, no. 16159

Bon état de conservation malgré quelques pertes de dents

Bibliographie : Maria Eugenia Aubet, Commerce and Colonization in the Ancient Near East, Cambridge University Press, 2013, p. 95 ; Chaker, Ghadban, 1998, “La nécropole d’époque perse de Magharat Tabloun à Sidon”, Liban l’autre rive, Paris, p. 147-149 ; Anne-Marie Maïla Afeiche & Assaad Seif, « Comb with sphinxes » Aruz, Joan, Sarah B. Graff and Yelena Rakic, 2014.  Assyria to Iberia at the Dawn of the Classical Age, New York New Haven: Metropolitan Museum of Art Yale University Press; Anne-Marie Maïla Afeiche, Le Guide du Musée national de Beyrouth, 2020, p. 142-143.

 

 

Découvert dans l’un des nombreux sarcophages anthropoïdes mis au jour à Magharet Tabloun, dans la région de Saïda, ce peigne en ivoire avait été déposé près de la main droite de la défunte. D’autres objets l’accompagnaient également : un miroir en bronze, un tube à khôl, deux boutons en ivoire, une spatule en argent, une bague en or ainsi qu’un bracelet en argent orné d’un scarabée. De forme rectangulaire, le peigne se compose de deux tiges verticales encadrant une plaque décorée de chevrons et portant de fines dents plates. En son centre se déploie un motif gravé représentant un sphinx ailé : les ailes entourent une tête humaine figurée de profil et coiffée d’une couronne, tandis que des hachures verticales suggèrent la chevelure et la barbe.

Cet objet de toilette en ivoire est exceptionnel, notamment par la finesse de son exécution et la qualité du motif central traité en champlevé.

Si l’usage de peignes à double rangée de dents était courant en Égypte, le thème du sphinx ailé et son style d’exécution renvoient clairement aux répertoires privilégiés des artisans phéniciens.



PARTAGER :