« Toutes les bonnes traductions peuvent être justifiées »

Septembre 2025

Chacun peut prétendre écrire comme un grand écrivain mais peu de personnes peuvent prétendre s’y connaître en langues comme un traducteur.

C’est ce que j’ai constaté en devenant la responsable des correcteurs du journal estudiantin de l’USJ, Campus-J. Qu’importe la formation initiale des étudiants, tout le monde peut gérer des tâches administratives basiques telles que la gestion et le suivi d’articles. Mais lorsqu’il s’agit de vérifier que les articles à publier sont conformes aux règles journalistiques et grammaticales, la tâche se complique : en effet, il faut confier cette tâche à une personne qui sache s’adapter aux différents styles d’écriture et qui possède un bagage linguistique conséquent, non seulement en français, mais également en anglais et en arabe. Vous êtes-vous reconnus, mesdames les traductrices et messieurs les traducteurs ? Le rôle des étudiants de l’ETIB devient alors fondamental, car non seulement nous avons les requis linguistiques nécessaires, mais nous possédons également la polyvalence que les autres formations n’ont pas.

Et puis, soyons honnêtes, qui d’autre n’a en tête que cette phrase que les professeurs nous répètent sans arrêt : « Toutes les bonnes traductions peuvent être justifiées » ? Personnellement, je n’aurais jamais cru que j’utiliserais cette phrase si tôt. Mais il ne faut jamais dire jamais, car cette phrase s’est avérée être ma meilleure amie durant mes relectures : elle m’a aidée à prendre en considération toutes les formulations possibles et imaginables afin de prendre la bonne décision.

Amis traducteurs, continuons à traduire et à montrer au monde que nous aussi, nous changeons le monde à notre manière !

 

 

Rawan Halawani

L5



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