Rencontre des partenaires de l’USJ-Campus du Liban Sud

Samedi 7 février 2026


Le Campus du Liban Sud (CLS) de l’Université Saint-Joseph de Beyrouth (USJ) a organisé sa rencontre annuelle des partenaires, réunissant de nombreuses personnalités politiques, académiques, éducatives, économiques et associatives. Étaient notamment présents l’ancienne députée Bahia Hariri, les députés Oussama Saad, Michel Moussa et Ali Osseyran, l’ancien ministre Abbas El Halabi, Président de la Fédération des Associations de Anciens de l’USJ, les évêques Elias Haddad, Maroun Ammar et Elias Kfoury, le représentant du Cheikh Mohammad Osseiran, le Président de la Chambre de commerce et d’industrie de Saïda et du Sud-Liban, M. Mohammad Saleh, les présidents des Unions des municipalités : de Saida et Zahrani, Moustapha Hijazi ; de Jezzine, Dr Bassam Romanos, représenté par Mme Larissa Fares et de Nabatieh, Khaled Badreddine ; M. Ali Sherif, Président de l’Association des commerçants de Saida, le Recteur de l’USJ, le Pr François Boëdec s.j., la Directrice du CLS, la Pr Dina Sidani, ainsi que les directeurs des écoles partenaires et les lauréats de la compétition Nourish.

Dans son allocution d’ouverture, la Pr Dina Sidani a exprimé sa joie d’accueillir les partenaires et amis du CLS, soulignant que ce rendez-vous annuel constitue « bien plus qu’un simple événement », mais plutôt « un moment privilégié d’échanges et de convivialité » qui reflète l’esprit de collaboration et d’engagement régional. Elle a insisté sur la vocation du Campus à contribuer à bâtir « une région à hauteur de jeunesse, à hauteur d’avenir », où les jeunes peuvent espérer et commencer à construire leur futur.

Résilience et réalisations académiques au service des besoins émergents

Rappelant les défis traversés par le Liban ces dernières années, la Directrice du CLS a salué la résilience et le dynamisme de la communauté universitaire, évoquant des années « exigeantes, ambitieuses… et fructueuses ». Elle a présenté un bilan marqué par des réalisations concrètes, notamment l’ouverture de nouveaux programmes en anglais répondant aux besoins émergents de la région, dont un Bachelor in Mathematics – option Data Science – ainsi qu’un Bachelor in Orthopedagogy visant à promouvoir une société et des écoles inclusives.

Sur le plan des infrastructures, elle a souligné la modernisation du Campus, avec la mise en place de nouveaux laboratoires de physique et de chimie et l’aménagement d’une seconde salle informatique, dotée de logiciels avancés en ingénierie et en science des données.

Une vision collective fondée sur les alliances régionales

La Pr Sidani a également insisté sur la dimension collective du développement du Campus, fruit d’un « réseau d’alliances » et d’une vision partagée avec les partenaires éducatifs, économiques et associatifs de la région. Elle a rappelé que l’avenir des communautés se construit « avec, pour et par nos jeunes », mettant en lumière la politique de solidarité régionale instaurée il y a deux ans, structurée autour de trois axes : le renforcement des liens avec les écoles partenaires afin de consolider une collaboration synergique au service de la jeunesse et du territoire, l’octroi de privilèges spécifiques aux élèves, aux enseignants et au personnel administratif des établissements scolaires, et la valorisation de l’excellence à travers la bourse régionale Excellence Recteur, destinée aux élèves ayant obtenu au moins 17/20 au cycle secondaire et au baccalauréat officiel.

En aval, elle a souligné le rôle clé des partenariats avec les entreprises, institutions et ONG, favorisant l’émergence de projets collaboratifs et l’implication sociale et professionnelle des étudiants, notamment à travers les collaborations avec la Chambre de commerce et d’industrie de Saïda et du Sud-Liban et la compagnie Jubaili, pour promouvoir l’innovation et l’entrepreneuriat, ainsi que les protocoles de bourses conclus avec l’Association Ahlouna et le Rotary Club Beyrouth. Elle a également salué le réseau des Anciens, en présence de son Président, S.E.M. Abbas El Halabi, rappelant que son développement continu témoigne de l’esprit de solidarité et d’appartenance à l’USJ et de son rôle d’ambassadeur auprès des étudiants et de l’Université.

Innovation, responsabilité et ancrage territorial

Évoquant les perspectives 2026-2027, Sidani indiqué que l’action du Campus s’articulera autour de deux axes majeurs, l’innovation et la responsabilité partagée, afin de faire du CLS un moteur pour une région « responsable et solidaire », capable d’offrir à sa jeunesse des perspectives de réussite sans exil. Elle a insisté sur la nécessité d’unir les forces face aux transformations technologiques, écologiques et économiques rapides, et a réaffirmé la volonté de soutenir l’entrepreneuriat étudiant, les initiatives citoyennes et les coopérations avec les acteurs publics, privés et associatifs.

En conclusion, la Pr Dina Sidani est revenue sur l’annonce officielle faite le 28 novembre 2025 désignant Saïda capitale culturelle pour l’année 2027, y voyant la confirmation de la pertinence de l’engagement du Campus et du dynamisme du Sud-Liban. Elle a souligné que ce choix consacre une région riche de « patrimoine, de savoir, d’innovation et d’ouverture » et constitue « un signal fort » témoignant de la capacité du territoire à rayonner et à accueillir des projets ambitieux. Insistant sur la dimension collective de cette reconnaissance, elle a affirmé que Saïda 2027 sera « bien plus qu’un titre », mais « un projet partagé » et une vitrine pour les talents, les institutions et la jeunesse, à la fois « une fierté, une responsabilité et une promesse » pour l’avenir.

Un Campus historique et un ancrage régional affirmé

Prenant la parole, le Pr François Boëdec s.j. a commencé par remercier les partenaires présents pour leur accueil chaleureux dans le cadre de ses nouvelles fonctions, soulignant que si l’USJ accueillait les invités lors de cette rencontre, « c’est vous qui m’accueillez ici aujourd’hui ». Il a rappelé son attachement ancien au Campus de Saïda, « cher au cœur de toute l’Université » et profondément ancré dans son histoire.

Évoquant l’histoire du Campus, inauguré en 1977, le Recteur a annoncé qu’un moment important se profile à l’horizon, puisque l’année 2027 marquera le cinquantième anniversaire de la présence de l’USJ à Saïda au service de toute la région. Il a également salué la désignation de la ville comme capitale de la culture et du dialogue méditerranéen en 2027, un choix qui, selon lui, met en valeur la richesse historique et culturelle de Saïda ainsi que son rôle dans l’espace méditerranéen.

Le Pr Boëdec a insisté sur la continuité de l’engagement de l’Université envers le Sud du Liban, rappelant qu’il s’agit d’un projet ancien et d’une « volonté ferme et constamment renouvelée » de rester solidaire d’une population souvent éprouvée et parfois oubliée. Il a souligné l’importance d’accompagner une jeunesse aspirant légitimement à construire sa vie dignement, tout en rendant hommage au courage et à la résilience des jeunes, des familles et des institutions locales face aux difficultés récentes.

Des partenaires au cœur de la mission universitaire

Le Recteur a également rappelé que la mission de l’USJ dans la région ne serait pas possible sans la confiance durable de ses partenaires, affirmant que leur présence constitue « un puissant soutien » pour l’USJ. Selon lui, les partenaires sont bien plus que des acteurs externes : ils sont « de véritables co-acteurs » de la mission universitaire, contribuant à maintenir l’écoute des besoins du territoire et à adapter l’offre de formation.

Il a souligné le rôle essentiel des grandes institutions régionales, des entreprises, du réseau des Anciens et, en premier lieu, des établissements scolaires. Saluant les chefs d’établissement et les directeurs d’écoles présents, il a mis en avant la qualité des liens de confiance et de partenariat construits au fil des années, illustrés notamment par des initiatives communes telles que les concours destinés aux élèves du secondaire.

Une Université en évolution : formations, trilinguisme et adaptation aux besoins

Revenant sur le développement récent du Campus, le Pr Boëdec a indiqué que le travail collaboratif mené avec les partenaires a permis d’élargir l’offre académique et d’augmenter significativement le nombre d’étudiants ces deux dernières années. Il a notamment évoqué le lancement des formations en Data Science et en orthopédagogie, témoignant de la volonté de l’USJ de se renouveler et de s’adapter aux besoins du marché du travail.

Tout en rappelant l’attachement historique de l’USJ à la francophonie et à la richesse culturelle de la langue française, il a insisté sur l’évolution vers un modèle trilingue — français, anglais et arabe — qu’il considère comme une valeur ajoutée essentielle pour l’avenir et l’employabilité des étudiants.

Une solidarité concrète au service des étudiants

Le Recteur a également réaffirmé la vocation non lucrative de l’Université, soulignant que les contraintes financières ne doivent pas empêcher l’accès à une formation de qualité. Grâce à un système important de bourses, notamment des bourses de solidarité régionale et des bourses d’excellence soutenues par des donateurs fidèles, l’USJ s’efforce d’accompagner les familles et de permettre aux jeunes d’envisager un parcours universitaire solide. « La solidarité n’est pas un slogan », a-t-il rappelé, soulignant qu’elle constitue un engagement institutionnel concret au service du plus grand nombre.

En conclusion, le Pr Boëdec a salué l’engagement de toute l’équipe du CLS et des enseignants, adressant une reconnaissance particulière à la Pr Dina Sidani, pour son « engagement continu et efficace ». Fier de servir une université qu’il a décrite comme profondément attachée à ses étudiants et à la diversité de leurs origines, il a mis en avant la force des liens de confiance qui unissent la communauté universitaire et ses partenaires, affirmant qu’ils permettent de croire en l’avenir malgré les défis. Il a enfin remercié l’ensemble des partenaires pour leur confiance renouvelée.

Trois prix ont également été remis aux lauréats de la compétition Nourish, organisée par le CLS, avec les écoles de la région. Le concours a réuni 79 élèves issus de 15 établissements scolaires, avec un total de 82 vidéos soumises, mettant en valeur plusieurs critères clés, dont l’affirmation de l’identité, le style narratif, la créativité et le niveau d’interaction. La première place a été remportée par Clara Farhat de l’École Saint-Joseph de l’Apparition, la deuxième, par Rayan Yassine du Lycée Kossaytbe, tandis que Karim Attieh de l’École Kayan a été classé troisième. La Pr Sidani a tenu à remercier le Service d’insertion professionnelle pour la formation de qualité et l’accompagnement offerts aux élèves des écoles tout au long de la compétition.

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Discours du R.P. François Boëdec s.j., Recteur de l’USJ

 



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