Dans un contexte de crise profonde – politique, économique et sociale – la culture peut paraître relever du luxe, de l’accessoire ou du symbolique.
C’est oublier, pourtant, que la méconnaissance des droits culturels installe la pauvreté dans la durée. La culture est lien. Lien à autrui, lien entre les autres droits de l’homme. Au-delà de la privation des biens culturels, l’homme pauvre en culture est privé de liens. C’est pourquoi les droits culturels ne correspondent pas à un luxe budgétaire. Ce sont des leviers de développement, de dialogue et de paix.
C’est dans cette perspective que la Faculté de droit a invité Rima Abdul Malak, actuellement directrice du groupe de presse L’Orient-Le Jour, à échanger avec les étudiants autour du thème « Comment le droit peut sauver la culture ».
S’appuyant sur sa triple expérience d’attachée culturelle à l’ambassade de France aux Etats-Unis en 2014, de conseillère culture et communication du président Emmanuel Macron en 2019 et, enfin, de ministre de la Culture dans le gouvernement d’Elisabeth Borne en 2022, Rima Abdul Malak a partagé des réflexions enrichissantes avec l’auditoire. Son intervention a été suivie de débats fructueux auxquels ont activement participé, aux côtés d’étudiants intéressés et fortement impliqués, l’ancien ministre de la Culture au Liban Rony Araygi et l’actuel ministre de la Justice Adel Nassar.