Attendues à l’UPT comme on espère l’arrivée de l’été après l’hiver et la paix après la guerre, les Conférences Pour Tous, ce moment d’échange, de curiosité et de convivialité, se poursuivent sous le patronage du ministre de la Culture Monsieur Ghassan Salamé. Croisant les chemins du savoir, de la connaissance de soi et du monde, ces conférences sont gratuites et ouvertes au grand public, comme l’a voulu le Professeur Roland Tomb, Directeur de l’Université Pour Tous.
Intitulée, « Pour que l’intelligence artificielle ne remplace pas la nôtre », la conférence du mardi 12 mai 2026 a réuni plus de cent cinquante personnes venues écouter Mme Nada Moghaizel-Nasr, «l a grande dame de l'Université Saint-Joseph de Beyrouth, une femme hors du commun, Doyenne honoraire, pédagogue, écrivaine, penseur, avant tout, une femme d’une grande classe, une femme d’une grande culture, une femme d'une grande écoute, mais aussi une femme d'une grande modestie. »
Après avoir chaleureusement accueilli Mme Moghaizel-Nasr, le Pr Roland Tomb a avoué que l'intelligence artificielle le trouble énormément « car nous ne vivons actuellement que l'enfance de l'intelligence artificielle. Si on se place du point de vue de l’évolution, quelle sera -t-elle dans 10, 20,50 ou 100 ans ? L'intelligence de l'espèce humaine a mis des millions d'années à évoluer, depuis les premiers primates jusqu'à l’Homo sapiens. Ce qui fait que notre discours sur l'intelligence artificielle est un discours sur l'ici et maintenant. L’IA de 2026 n’a rien à voir avec celle de 2020. Rien non plus avec celle de 2032. »
Mme Moghaizel-Nasr a partagé avec un large public de professionnels, de chercheurs, d’enseignants et d’étudiants, sa réflexion autour du sujet. Elle a considéré que pour que l’intelligence artificielle ne remplace pas la nôtre, il nous faut identifier les éléments qui constituent notre singularité et mettre en œuvre des conditions pour la préserver, tout en bénéficiant des opportunités immenses de l’intelligence artificielle. Sa conférence, riche en informations et en références, a donc porté sur ces deux points.
Cette réflexion a stimulé un débat que la conférencière a conclu en disant que « le choix est entre nos mains. Choisissions de profiter des apports immenses de l’intelligence artificielle pour un monde plus humain ».
La conférence du 12 mai 2026 donnera naissance à d’autres conférences pour que l’intelligence artificielle ne remplace pas la nôtre, pour que les écrans noirs ne se substituent pas aux visages humains, pour que les sourires ne s’éclipsent pas derrière les émojis, pour que la voix humaine demeure puissante, irremplaçable et unique.
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