Conférence préparatoire régionale One Health : vers une feuille de route commune pour le Moyen-Orient

Le 29 octobre 2025


Le 29 octobre 2025, de 14h à 17h (heure de Beyrouth), l’Université Saint-Joseph de Beyrouth a accueilli la réunion préparatoire régionale de la Conférence internationale One Health (région Moyen-Orient), sous la présidence du Pr Richard Maroun. Cette rencontre a rassemblé des représentants d’universités et d’organisations de la société civile du Liban et de la région, parmi lesquelles l’American University of Beirut, la Lebanese American University, la Beirut Arab University, l’Antonine University, la Université La Sagesse, la Holy Spirit University of Kaslik, la Qatar University (Qatar), la Abu Dhabi University (UAE), la Ras El Khaimah University (UAE), la University of Jordan (Jordan) et l’American University of the Middle East (Kuweit) ainsi que l’Amel Association.

Objectifs de la rencontre

La réunion avait pour objectif d’identifier les priorités régionales dans le cadre de l’approche One Health, en intégrant la recherche, la formation universitaire, la gouvernance et l’engagement de la société civile. Les discussions ont insisté sur la nécessité de relier production scientifique, politiques publiques et mise en œuvre opérationnelle afin de générer un impact concret et durable sur la santé dans la région.

Principaux axes de discussion

Les échanges ont permis de dégager plusieurs thématiques prioritaires :

  • Défis sanitaires et politiques publiques : Les participants ont souligné l’écart persistant entre décideurs et acteurs de terrain, ainsi que les risques liés aux déficits de financement des systèmes de santé. Les enjeux régionaux majeurs incluent la résistance aux antimicrobiens (AMR), les maladies infectieuses émergentes et zoonotiques, ainsi que la progression des maladies non transmissibles, des pathologies chroniques et des problématiques nutritionnelles.
  • Santé numérique et intelligence artificielle : Les technologies numériques et l’intelligence artificielle ont été identifiées comme des leviers stratégiques pour la surveillance épidémiologique, l’accessibilité aux soins et l’amélioration de la qualité des services de santé, en lien avec les enjeux d’équité et de développement urbain durable.
  • Environnement et durabilité : Les discussions ont mis en évidence l’interdépendance entre santé humaine, animale et environnementale : pollution de l’air, qualité de l’eau, gestion des déchets, sécurité alimentaire et agriculture durable. L’économie circulaire (recyclage des déchets alimentaires, médicaux et solides) a été présentée comme une piste structurante pour la région.
  • Formation et renforcement des capacités : L’intégration de la recherche dans les curricula universitaires, le développement de la littératie numérique et la traduction des connaissances scientifiques en politiques publiques ont été considérés comme essentiels pour assurer la durabilité des actions engagées.

Vers des priorités régionales communes

À l’issue des discussions, plusieurs priorités ont été proposées :

  1. Maladies infectieuses émergentes et zoonotiques, résistance aux antimicrobiens, maladies non transmissibles et santé mentale ;
  2. Santé numérique et technologies intelligentes ;
  3. Durabilité alimentaire et agricole, changement climatique et économie circulaire ;
  4. Environnement et pollution (air, eau, déchets) ;
  5. Croissance économique inclusive pour répondre aux inégalités sociales et au chômage.

Une dynamique collective et internationale

Les participants ont insisté sur l’importance d’une recherche appliquée, connectée aux besoins de l’industrie, des décideurs et de la société civile. Une déclaration régionale –sous forme de lettre d’intention  est en préparation afin d’officialiser un engagement commun en faveur d’une santé durable pour tous. Cette initiative vise également à renforcer la visibilité de la région lors des forums internationaux dédiés à l’approche One Health.

La réunion s’est conclue sur une forte volonté de collaboration interinstitutionnelle. L’approche One Health y a été réaffirmée comme une vision intégrée, centrée à la fois sur l’humain et sur la planète, fondée sur des solutions concrètes et guidées par les données scientifiques.



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