Cérémonie de lancement des célébrations du 140e anniversaire de l’USJ

Pr Salim Daccache s.j. a lancé les célébrations du 140e anniversaire de l’USJ sous le patronage et en présence de S.E. M. Rony Araiji, ministre de la Culture
Mardi 23 septembre 2014
18h30
Auditorium François S. Bassil - Campus de l'innovation et du sport

Organisateur(s)


Sous le patronage et en présence de S.E. M. Rony Araiji, ministre de la Culture, le Pr Salim Daccache s.j. a lancé les célébrations du 140e anniversaire de l’USJ au cours d’une cérémonie, le 23 septembre 2014, à l’auditorium François S. Bassil au Campus de l’innovation et du sport. Etaient notamment présents, Dr Christian Makary, secrétaire général de la Fédération des Associations d’Anciens de l’USJ, représentant le président de la Fédération M. Chucri Sader, les vice-recteurs, doyens et directeurs de l’USJ, les amis de l’université et un grand nombre de médias. La cérémonie a débuté par le mot d'accueil de Mme Cynthia-Maria Ghobril Andrea, directrice du Service des publications et de la communication de l'USJ, qui a annoncé la mise en ligne de la nouvelle version du site web notamment la nouvelle rubrique "carrefour des médias sociaux". Elle a de même précisé que le calendrier de toutes les prochaines célébrations du 140e anniversaire est aussi consultable en ligne. Dr Christian Makary, secrétaire général de la Fédération des Associations d’Anciens de l’USJ a d’abord prononcé un mot au nom du président de la Fédération M. Chucri Sader (qui n’a pas pu assister à cette cérémonie pour cause de voyage). Il a souligné que « la Fédération des associations d’anciens de l’USJ œuvre à rassembler ses alumni, faciliter leur rapprochement et entretenir le vaste réseau qu’ils représentent. » « La Fédération s’est aussi engagée auprès des étudiants par sa participation au projet 300 bourses pour 3 centenaires, auprès des jeunes sportifs par son appui à l’équipe USJ sport et auprès des jeunes diplômés par le biais du projet d’insertion professionnelle. La fédération a aussi soutenu et accompagné les associations d’anciens au Liban et à l’étranger encourageant la coopération et la synergie entre elles. Récemment, et à l’initiative du Révérend Père Recteur, différents regroupements des anciens à l’international ont été créés à Genève, au Qatar, à Amman, à Montréal, à Boston et en Californie sans oublier les chapitres déjà présents et actifs à New York, à Paris, à Abu-Dhabi et à Dubaï. », a-t-il précisé. Puis il a annoncé qu’à l’occasion des 140 ans de l’USJ, « la Fédération des associations d’anciens s’engage auprès des instances de l’université à participer activement à la préparation des activités prévues tout au long de cette année anniversaire. Un colloque qui se tiendra le samedi 5 juin. Le colloque sera suivi le lendemain d’un «grand rassemblement des anciens » qui aura lieu au Campus des sciences et des technologies et auquel participeront des milliers d’alumni unis autour de leur mère nourricière, que représente cette université, afin de fêter son cent quarantième anniversaire. » Pr Salim Daccache s.j. a ensuite pris la parole et a souligné : « Nous sommes réunis aujourd'hui pour nous réjouir ensemble, au début de cette année qui a son goût particulier dans la vie de l'université. Il est certain que je ne suis pas ici pour me remémorer le passé, énumérer les dernières réalisations et mettre des tableaux et des listes de noms de personnalités éminentes et appartenant à une élite ayant accompli des réalisations et marqué leur monde de leur propre empreinte scientifique. Nous mettons l’accent plutôt sur les orientations essentielles choisies par l’université, depuis sa fondation, et nous activons même ces orientations pour les rendre convenables actuellement aux besoins de notre pays. Ainsi, nos orientations, selon la charte fondamentale de l’université, exigent que nous soyons au service du Liban, de tout le Liban, dans ses diverses composantes, d’être des formateurs d'une élite professionnelle capable dans son savoir-faire et ses compétences, vivant de ces orientations. Cependant, l’université les utilise aussi au service du développement de l’homme dans ses différents niveaux. C'est aussi une mission de formation académique, s'accouplant avec la formation culturelle qui élargit en l’homme ses horizons aux niveaux philosophique, scientifique, national et littéraire, de sorte que le diplômé de l'université devienne un acteur qui travaille pour la transformation sociale et les matières optionnelles exigées aux étudiants, depuis cette année, sous le nom USJ, ne sont que la réalisation de cette orientation. Il s’agit de la promotion de la culture libanaise et ce qu’elle contient comme richesse au niveau de la diversité, de la pluralité et de la coexistence par lesquelles nous affrontons les idéologies aveugles, les dictatures stupides et le fanatisme haineux. » Et de poursuivre : « Parce que nous croyons que l'université jésuite, et toute université, joue le rôle national pour prendre la défense de la patrie et la développer, notre rencontre d'aujourd'hui et la célébration de la 140e année sont un acte de résistance intellectuelle, académique et spirituelle par lesquelles nous affrontons l’autoritarisme de l'oppression, de la faiblesse et de la mort, et par lesquelles nous revendiquons la priorité de l'autorité de la raison, de la sagesse et de l'intérêt public sur l'égoïsme effréné qui est responsable aujourd'hui de l'amère réalité dans laquelle nous vivons et la chute de la notion de l'État, comme de sa réalité et de sa mission pour assurer la vie des gens. Nous sommes réunis aujourd'hui pour dire que ce qui nous importe de la célébration de l'année 140, à partir de l'âge de l'université, n’est point bien sûr de nous vanter des gloires du passé, mais de regarder vers l'avenir […] Cette 140ème année sera couronnée par un document complet et intégral de par ses significations et ses dimensions autour de ce que l'Université accomplit comme travaux importants au cours des années à venir, pour que la période comprise entre les 140 et les 150 ans soit une période de production et de construction, y compris, et en dépit de tous les obstacles, par exemple, le fait que notre université devienne verte dans ses différents campus, que la construction du musée artistique libanais s’achève, que se construisent des dizaines d'unités pour le logement des étudiants, que s’établisse un nouveau campus pour les facultés de gestion et d'économie, et d'autres projets qui sont à l'étude aujourd'hui. » Puis de conclure : « Nous nous réunissons aujourd'hui pour vous donner un aperçu de quelques-uns des événements qui auront lieu cette année et il y a, dans le document qui est entre vos mains, tous les détails concernant ce sujet, de la rencontre du poète Adonis, au début du mois d’octobre, avec les étudiants de l’université pour tous ouverte à tous les âges, à la rencontre autour des résultats d’un travail de recherche dans un ouvrage sur la contribution financière des expatriés libanais et son impact sur les conditions de vie des Libanais. Il y aura aussi le Congrès sur les dangers des tremblements de terre sur le Liban en Novembre et la rencontre des diplômés de l’université à leur dîner annuel le 29 du même mois. Une série de séminaires a été préparée aussi sur le défi du numérique et l'importance des langues vivantes modernes et l'histoire de la médecine au Liban, ainsi qu’un colloque international sur l'éducation à l'Université jésuite, Durant deux jours, et dans lequel quatre recteurs d’universités américaines et européennes, l’ancien ministre Ghassan Salameh et autres parmi les grands conférenciers et spécialistes y participeront les 22 et 23 Janvier 2015. Nous soulignons aussi la convocation de l'Assemblée générale de l'Union des universités arabes dans notre université à Beyrouth du 24 au 26 Mars 2015. En plus, il y aura le 21ème colloque scientifique de l’Association Libanaise pour l'Avancement de la science en avril, et ensuite, un séminaire sur la recherche scientifique sur les Arméniens au Liban à l'occasion de la sortie du livre « Les Arméniens au Liban de 1915 à 2015», et le colloque sur le droit dans sa confrontation avec les sociétés multiculturelles. Il y aura aussi une rencontre historique des anciens étudiants qui se déroulera au début de juin 2015, où l’Association des anciens tiendra une assemblée générale exceptionnelle à laquelle des représentants du Liban, du monde arabe et du monde participeront pour confirmer les anciens dans leur vocation et leur mission en vue de soutenir l'université et participer à la détermination de son parcours et l’élaboration de ses futurs cursus. » Ensuite, S.E. M. Rony Araiji a indiqué que : « Depuis 1875 et la fondation de l’Université Saint-Joseph, un attachement inexplicable, quasi-instinctif, gravé dans la pierre inaugurale des bâtiments, rapproche et unit notre Pays à la Compagnie de Jésus. Les guerres ou les exils forcés, n’ont jamais réussi à dénouer ce lien qui, tel les racines d’un arbre a pris corps dans la terre libanaise et dans le cœur des libanais. Les guerres et les hommes se sont acharnés maintes fois sur cette institution, qui a vu ses élèves réfugiés dans ses sous-sols, prier pour leur salut, ses professeurs dispersés de par le monde, ses murs et ses jardins détruits et brûlés. » Et d’ajouter : « Mais la volonté d’exister, la foi dans la poursuite d’une mission humaine et spirituelle a donné force, courage et persévérance à ces Hommes qui se sont relevés à chaque fois et ont patiemment ramassé et reconstruit les débris de leurs vies. Nous pensons en l’occurrence et rendons hommage au Père Jean Ducruet qui, refusant de céder et de se résoudre à fermer les portes de l’Université, a dressé sa volonté comme un rempart contre toutes les menaces et les intimidations, et a passé le témoin à ses dignes successeurs, notamment le Révérend Père Recteur Salim Daccache, infatigable chantre de l’action et du message humaniste des Pères Jésuites. » Puis de préciser : « A partir de ses cinq campus, ses treize facultés et ses vingt-deux écoles et établissements, elle est une pépinière de talents mondialement reconnus et de grands hommes: des milliers de chercheurs, professeurs, juristes, hommes politiques diplômés de l’USJ, portent fièrement l’étendard d’un Liban moderne, un Liban tolérant, un Liban profondément démocratique, à travers le monde. Pour que subsiste ce Liban, pour que subsiste au-delà du Liban le concept même de démocratie, il est indispensable de m’arrêter sur cette déferlante de barbarie et de violence qui s’abat comme un oiseau de proie sur nos croyances et nos valeurs, sur nos biens et sur nos vies. » A noter qu’entre les allocutions, un intermède musical a enchanté le public présent grâce à la voix mélodieuse de la chanteuse Layale Nehmeh Matar accompagnée de Georges Nehmeh à l’orgue. A l’issue de la cérémonie, les convives se sont retrouvés à un diner en l’honneur de la presse autour de la piscine du complexe sportif du Campus de l’innovation et du sport.


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