Nouvelle promotion de diplômés au Centre professionnel de médiation

La cérémonie de remise de diplômes de la 7e promotion du Centre professionnel de médiation a eu lieu au CSH.
mardi 14 octobre 2014
18h
Salle polyvalente - Campus des sciences humaines

Organisateur(s)


La cérémonie de remise de diplômes de la 7e promotion du Centre professionnel de médiation (CPM) a eu lieu sur le Campus des sciences humaines, rue de Damas. S’adressant aux 43 nouveaux médiateurs de Beyrouth et 6 diplômés de Tripoli, au cours de la cérémonie de remise de leurs diplômes sur le campus des sciences humaines, rue de Damas, Pr Salim Daccache s.j., Recteur de l’USJ, a mis l’accent sur le « travail noble » qu’est le métier de médiateur car « il s’agit de quelqu’un qui travaille pour la médiation et la réconciliation. C’est quelqu’un qui cherche à mettre la paix et la concorde » mais que c’est aussi un travail « dangereux car un mot de plus ou un mot de moins de la part d’un médiateur peut rallumer l’incendie, peut éloigner les gens les uns des autres et ainsi peut compromettre l’action de médiation jusqu’au point c’est le métier de médiateur qui peut être mis en danger. » Et d’ajouter : « Concernant le Centre professionnel de médiation de l’USJ : « il est sûr que ce Centre n’est pas une invention passagère, mais le résultat d’une expérience solide dans le domaine et le fruit d’une parole forte d’enseignants et de maîtres qui savent de quoi il s’agit. Je suis sûr que vous les diplômés et les médiateurs de demain vous partagez ce que je dis car vous êtes des témoins de ce que vous avez appris et acquis et de l’excellence de cette formation. Puis, il a salué l’action de fond de Mme Johanna Bou Rjeili ainsi que la présence toujours enthousiaste de Mme Fadia Alam au Centre Nord de l’USJ avant de conclure : « venant d’horizons professionnels variés : avocats, acteurs de la vie associative, responsables de ressources humaines, employés dans le milieu médical, enseignants, etc., vous méritez d’être récompensés par ce diplôme bien validé. Je suis sûr que votre certificat d’aptitude d’aujourd’hui et toute la culture de médiation que vous avez acquis sur les bancs de l’USJ vont vous ouvrir la voie au Liban et dans tous les pays du Moyen-Orient vers un service attendu de l’être humain, un service toujours plus grand, dans un esprit bien compétent et plus humain. » Pour sa part, Mme Johanna Hawari-Bourjeily, Directrice du Centre Professionnel de Médiation (CPM) de l’USJ a félicité les nouveaux diplômés pour leur engouement, sérieux et implication dans ce cursus et a remercié, le Recteur de l’USJ pour son soutien ainsi que tous les formateurs, l’équipe du CPM, qui œuvrent à la mise en place et à la réussite de ces formations effectuées à Beyrouth et Tripoli. S’adressant aux diplômés : « Votre pérégrination vous a fait passer par des moments de doute, de remise en cause, d’intériorisations, rythmées par des variations de stress et de montée d’adrénaline à l’approche des différents examens. » Et d’ajouter : « Etre médiateur, ce n’est pas revêtir ses habits de Don Quichotte, de Zorro ou tout autre héros dans le but de sauver le monde. Etre médiateur, c’est avoir un peu de Abou Youssef en nous. C’est être ce passeur discret, bienveillant et altruiste. Celui qui utilise avec humilité et au quotidien ses outils de médiateur dans ses relations aux autres. » Ensuite Claire Gilbert, a prononcé un mot au nom des étudiants de Tripoli dans lequelle elle a souligné : « nous sommes très honorés d'avoir été invités à prendre la parole à l'occasion de la remise des diplômes de notre promotion. Nous pouvons être fiers d'avoir suivi cette formation et d'avoir obtenu ce diplôme qui nous donne des atouts importants pour nos métiers et nos vies personnelles. En effet nous avons développés tous ensemble des qualités humaines et professionnelles en suivant les différents séminaires sur la médiation. Finalement Bernard Roesche a prononcé un mot au nom des étudiants de Beyrouth et a indiqué : « Venir vers la médiation résulte toujours d’un questionnement face à la croissance exponentielle des tensions et des conflits, privés ou publics, personnels ou professionnels, nationaux ou internationaux, quotidiennement médiatisés de toutes parts. Si ce questionnement est communément partagé, la marque spécifique de l’étudiant du CPM, c’est sa volonté de franchir un autre pas, le pas qui, du simple questionnement sur les faits le pousse à sa propre remise en question en tant qu’individu et qu’acteur social. »


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