L’inauguration de l'exposition sur la Grande guerre a eu lieu le 12 novembre 2014 à Paris dans les locaux historiques et prestigieux de la mairie du 1er arrondissement à l'initiative de l'Association des Amis de la Bibliothèque Orientale de Beyrouth. Cet évènement comporte: une grande exposition sur la Grande guerre (plus de 200 pièces, photos et documents inédits) ses catastrophes et ses gestes humanitaires (qui eut lieu déjà à Beyrouth préparée par le P. Pierre Wittouck et M. Christian Taoutel, enseignant de l'USJ) en référence aux archives des Jésuites et de l'USJ), des conférences et des tables rondes sur la même thématiques avec la participation de plusieurs ténors scientifiques et de témoins, un concert de musique classique présentant le requiem du compositeur libanais Myra Prince en mémoire des martyrs de la Grande Guerre (environ 150 mille libanais mourant de famine, de typhus et de violences de guerre) et une belle brochure sur l'ensemble. Etaient présents à cette inauguration Pr Salim Daccache s.j., Recteur de l’USJ, Mme Carole Dagher, producteur de cette manifestation, Dr Khalil Karam, ambassadeur du Liban à l'Unesco, M. le Maire Legaret, une multitude d'Officiels français et libanais et une foule de gens intéressés. Pr Daccache a souligné dans son mot l'importance scientifique de l'exposition sur ce qui s'est passé au Liban durant la première guerre et l'apport des Jésuites et de l'USJ dans cet effort de relecture de l'histoire. Il a aussi évoqué le souvenir de certaines personnes de Bouar, son village du Kesrouan, qui ont joué un rôle important dans la résistance ainsi que le souvenir de sa grand- mère Tamam qui a pu sauver sa famille en se déplaçant dans le Akkar durant trois années. Par ailleurs Mme Carole Dagher a adressé ses vifs remerciements à des membres du Comité de l'AABOB, à la Mairie de Paris en la personne de Mme Carla Arigoni présidente du comité d'animation culturelle, au Ministère français des Affaires étrangères, aux Jésuites de Beyrouth, à l'USJ, à l'office libanais du tourisme à Paris et à d'autres parrrains de cette grande entreprise qui a vu une vingtaine de conférenciers venir de l'étranger pour y participer. A noter que la Grande guerre n'est pas terminée du point de vue de la recherche historique sur ses origines, ses drames et ses carnages, sur les initiatives humanitaires pour sauver toute une population. Elle n'est pas terminée dans la mesure où les événements dramatiques sur la violence entre les partisans de l'Empire et les nationalistes et surtout les croyants dans le vivre ensemble interreligieux et inter-politiques au Proche-Orient ne font que reproduire ce qui s'est passé il y a une centaine d'années. L'expo de Paris interpelle les chercheurs et les spécialistes en sciences politiques à continuer leurs travaux afin de tirer les bonnes leçons de cette guerre qui n'est pas à répéter.