Colloque sur le « risque sismique au Liban et dans le pourtour méditerranéen»

Un colloque sur le risque sismique au Liban et dans le pourtour méditerranéen a débuté le 18 novembre 2014.
mardi 18 novembre 2014
19h
Auditorium François S. Bassil - Campus de l'innovation et du sport

Organisateur(s)


Un colloque sur le risque sismique au Liban et dans le pourtour méditerranéen visant à examiner les aléas, les vulnérabilités et les incertitudes a entamé ses travaux à l’Université Saint-Joseph. Ce colloque étalé sur 3 jours (du 18 au 20 novembre 2014) est organisé par le Conseil national pour la recherche scientifique (CNRS), le CNRS français, l’Institut de recherche pour le développement (IRD, français) et l’USJ. Il coïncide avec la clôture du programme franco-libanais Libris (pour « Liban » et « Risques ») qui a œuvré, depuis 2009, à contribuer à une meilleure connaissance des risques liés à la sismicité au Liban. Durant la séance inaugurale le 18 novembre 2014, Pr Salim Daccache s.j., Recteur de l’USJ a rappelé que : «le séisme du 16 mars 1956 avait provoqué pertes humaines, déplacements et destructions. Ce séisme était survenu 1400 ans après le séisme de 551 qui avait détruit le temple de Yammouni et la ville de Beyrouth provoquant des raz-de-marée qui ont causé beaucoup de destructions. Il est vrai que le Liban depuis lors a connu quelques 13 tremblements sérieux et vécu d’autres genres de catastrophes dont les effets et les secousses à répétions se font ressentir jusqu'aujourd'hui. Mais à chaque petite secousse tellurique, c’est l’angoisse qui apparaît et mobilise les cœurs et les esprits. » Pr Dacccahe a ensuite estimé que : « les débats de ce colloque ainsi que ses résultats scientifiques serviront à l’avancement des sciences dans ce domaine ainsi qu’à une meilleure communication médiatique au sens large du terme afin de mieux former et conscientiser la population d’un sujet qui l’intéresse et la mobilise et peut mieux aider les autorités civiles à mieux gérer la situation en temps de crise.» Pour sa part, Christine Babikian Assaf, doyenne de la Faculté des lettres et des sciences humaines, a précisé que la contribution de l’USJ a porté sur la dimension humaine du problème, insistant sur l’importance de l’approche pluridisciplinaire d’une question aussi complexe. Elle a précisé : « Ce projet s’inscrit en réalité dans les axes de recherche privilégié du département de géographie, discipline se situe au carrefour des sciences excates et des sciences humaines. Ainsi ce département travaille depuis déjà plusieurs années sur les problèmes environnementaux et leur impact sur le milieu physique et humain des Libanais. ] comme le projet sur la qualité de l’air, celui des changements climatiques et le projet portant sur la relation entre environnement et santé, tous s’inscrivant dans une perspective de développement durable. » Le directeur du bureau Moyen-Orient de l’Agence universitaire de la francophonie (AUF), Hervé Sabourin, a souligné que ce colloque venait, par le biais de l’initiative Libris, apporter des réponses à de grands défis. Alexandre Sursock, directeur du Centre de géophysique du CNRS, a quant à lui énuméré les études et activités menées par son centre en vue de surveiller l’activité sismique, notamment par le biais de stations évoluées dont l’une peut donner un signal d’alarme en cas de tsunami. Enfin, l’ambassadeur de France Patrice Paoli a rendu hommage à la coopération libano-française, espérant que ce colloque produira des recommandations qui seront communiquées aux responsables.


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