« Rencontres du Rectorat » avec l’ambassadeur de France S.E. M. Emmanuel Bonne

L’ambassadeur de France au Liban, S.E.M. Emmanuel Bonne, a effectué une rencontre-débat au Campus de l’innovation et du sport de l’’Université Saint-Joseph le 2 juin 2016.
Jeudi 2 juin 2016
De 11h à 13h
Campus de l'innovation et du sport

Organisateur(s)


Dans le cadre des « Rencontres du Rectorat » et à l’invitation du Recteur, Pr Salim Daccache s.j., l’ambassadeur de France au Liban, S.E.M. Emmanuel Bonne, a effectué une rencontre-débat au Campus de l’innovation et du sport de l’’Université Saint-Joseph le 2 juin 2016. Et ce, en présence de M. Hervé Sabourin, directeur du Bureau Moyen-Orient de l'Agence universitaire de la francophonie (AUF), M. Charles Rizk, M. Tarek Mitri et M. Ibrahim Najjar anciens ministres et d’un parterre d’étudiants, d’enseignants, de directeurs, de doyens et d’étudiants de l’USJ. Les thèmes de cette rencontre-débat abordés étaient les suivants : comment la République laïque gère-t-elle la question de la diversité communautaire en France?, quel futur pour la Francophonie au Moyen-Orient?, quelle politique migratoire en France: accueil et destin des migrants?, la politique moyen-orientale de la France. Avant de débuter le débat, Pr Salim Daccache s.j., a rappelé que : « l’Université Saint-Joseph garde et gardera ses attaches, ses profondes attaches avec la France et la francophonie, représentée par une histoire de fortes relations qui s’étendent de la date de sa fondation en 1875 jusqu’à aujourd’hui. » Il a aussi rappelé que « jusqu’en 1975, la majorité des diplômes de l’Université étaient délivrés par l’Université de Lyon, mais dans le cadre de la réforme de l’USJ, faisant suite aux législations libanaises dans le domaine, il y eut le choix d’arrêter la diplomation française, mais l’Université donna à la langue française dans sa charte une place prépondérante. Aujourd’hui, ce sont plus de 120 conventions qui lient l’USJ à des universités françaises et les relations ne font que progresser dans le cadre de l’union francophone. » Et s’adressant à M. l’ambassadeur : « il est dit de vous que vous êtes un professionnel de premier plan, vous avez notamment présenté, il y a plus de deux ans, au chef de l'État français, avant la vacance à Baabda, un rapport sur la crise présidentielle au Liban, basé sur trois approches dont la possibilité d'une prorogation du mandat du président Michel Sleiman, le recours au commandant en chef de l'armée pour diriger le pays ou l'élection d'une personnalité hors de la scène politique et qui serait consensuelle. Tout au long de votre mission auprès du président François Hollande, M. Bonne, vous avez étudié les dossiers libanais et suivi au jour le jour les développements de la situation au pays du Cèdre. » Et d’ajouter : « avant votre départ de Paris pour le Liban vous aviez déclaré en vous adressant aux Libanais réunis à l’ambassade du Liban : « Comptez sur moi et sur les autorités françaises pour être à vos côtés, et ceci est pour moi un privilège et une responsabilité. Comptez sur un ambassadeur attentif qui parlera à tout le monde afin d'agir ensemble pour consolider nos relations. » M. Emmanuel Bonne a remercié le Recteur pour son mot et pour l’accueil au sein de l’Université Saint-Joseph grande université, très importante pour le Liban, les libanais et la France. « Je suis très heureux, a-t-il indiqué, de pouvoir vous rejoindre aujourd’hui pour une conversation que nous voulons libre mais qui est l’occasion pour moi de vous dire toute l’estime que nous avons, nous français pour l’œuvre d’éducation que vous poursuivez ici, pour cette université, pour ce qu’elle représente, pour la manière dont elle s’est adaptée au cours de cette longue histoire ces 140 ans, aux besoins changeants des nouvelles générations libanaises. Nous donc dépasser les paradoxes qui ont amené la République et la Compagnie à si bien s’entendre mais que nous avons toujours ensemble beaucoup à faire. Comment pouvons-nous le faire c’est toute la difficulté parce que vous avez eu la gentillesse de rappeler un certain nombre de propos que j’ai pu tenir mais dire que la France est aux côtés du Liban pour l’ambassadeur lorsqu’il doit pratiquer sur le terrain, cela veut qu’il faut y trouver des projets correspondants. Il nous faut dans cette période difficile au Liban trouver des points d’appui et de nouvelles ambitions, trouver les chemins de réaliser ces projets notamment par le biais de l’éducation et par le biais de cette grande université. » « je crois très important que nous restions aux côté du Liban sur le plan politique parce que le Liban est un pays qui a certainement besoin de l’appui de ses amis dans cette période difficile néanmoins il y a dans la période d’aujourd’hui une responsabilité qui revient aux acteurs politiques libanais qu’il ne faut pas ignorer. » a-il indiqué. Et de conclure : « Nous avons une histoire et un socle solide d’amitié, une sensibilité commune, une manière de voir, de travailler, de penser le monde qui nous rapproche et c’est tout cela qui doit nous permettre de nous projeter vers l’avenir. Nous avons ensemble une responsabilité qui est de faire la démonstration que nous sommes capables de renouveler notre offre, que nous sommes capables d’être pertinents, utiles pour les nouvelles générations. Le français, l’éducation au français, la francophonie au Liban ne doivent pas être l’affaire d’une élite. ON nous dit souvent merci pour tout ce que la France fait pour le Liban mais il ne faut pas oublier aussi ce que le Liban fait pour la France et rapporte en termes d’amitié, de rayonnement, de capacité de faire les choses et notamment dans le succès de certains entrepreneurs libanais, d’intellectuels, de professeurs, d’étudiants. Ceci montre que le Liban ne restera pas seulement un point d’entrée vers le Moyen-Orient mais un partenaire très important pour que la France continue de rayonner. »


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