Cérémonie de l’élévation de quatre personnalités et d’une institution au grade de Docteur Honoris Causa

La cérémonie a eu lieu le 17 juin à l’Amphithéâtre Pierre Y. Aboukhater (du Campus des sciences humaines de l’USJ
vendredi 17 juin 2016
Amphitéâtre Pierre Y. AbouKhater - Campus des sciences humaines

Organisateur(s)


La Cérémonie de l’élévation de quatre personnalités et d’une institution au grade de Docteur Honoris Causa a eu lieu le 17 juin à 18h30 à l’Amphithéâtre Pierre Y. Aboukhaterdu Campus des sciences humaines (CSH) de l’USJ en présence d’un parterre de personnalités et de la communauté universitaire, présidée par le Recteur de l’université, Pr Salim Daccache s.j.

Mme Hélène Carrère d’Encausse Secrétaire perpétuel de l’Académie française et membre du Conseil stratégique de l’USJ (elle n’a malheureusement pas pu être présente), S.E. Mme Leila el Solh Hamadé, ancien ministre, vice-présidente de la Fondation Al Walid Bin Talal, S.E. M. Michel Eddé, ancien ministre et membre du Conseil stratégique de l’USJ, M. Carlos Ghosn, président directeur général de l’alliance Renault-Nissan et membre du Conseil stratégique de l’USJ ainsi que le « Jesuit Refugee Service » organisation qui œuvre pour accompagner, servir et défendre les droits des réfugiés et des personnes déplacées de force, ont été distingués. « Élever une éminente personnalité au grade de Docteur Honoris Causa n’est pas chose fréquente à l’Université Saint-Joseph (USJ). Il aura fallu attendre l’année 2011 et la création d’un Laboratoire Mérieux à l’USJ au sein du tout nouveau Campus de l’innovation et du sport pour que deux éminents scientifiques français, MM. Alain Mérieux et Luc Montagnier, soient élevés à ce grade. Ce fut alors une première dans le genre. » a rappelé à cette occasion le Pr Salim Daccache s.j., recteur de l'USJ . « Cette distinction est une marque de reconnaissance de la part de l’Université Saint-Joseph à l’égard de nos Docteurs Honoris Causa. En effet, c’est une fierté pour l’USJ d’avoir rencontré sur son chemin de telles personnalités et c’est un honneur pour elle de leur conférer le grade le plus haut du monde académique. Par votre action humaniste et par votre foi inébranlable dans la mission des institutions, vous avez atteint le sommet de l’échelle de Saint Jean Climaque, l’union avec les valeurs, avec la vérité et avec votre esprit. C’est, de même, un devoir de reconnaissance à l’égard de chacun pour ce qu’il a été pour l’Université et la société : un homme, une femme et une institution pour et avec les autres. Des témoins d’intelligence, de solidarité, de don de soi, et de service pour que l’éducation de l’USJ et à l’USJ puisse réaliser ses missions. Ils représentent tout un monde qui leur ressemble, mais qui ne leur ressemble pas. Ils sont notre conscience éveillée. » La première personnalité à recevoir son Doctorat Honoris Causa a été Mme Leila el Solh, « une femme déterminée et l’une des premières femmes à décrocher un poste de haute responsabilité dans l’exécutif libanais ». Dans son allocution, Pr Daccache a expliqué que c’est son implication humanitaire considérable dans la société qui a incité à la désigner pour ce doctorat. Mme Solh a de son côté mis l’accent sur l’importance de l’enseignement du français au Liban et prôné les valeurs d’égalité, de liberté et de laïcité. Puis vient le moment de l’élévation de Michel Eddé, et le Recteur souligne : il faut reconnaître que la personnalité de Maître Michel est si riche et si polyvalente qu’elle peut se réclamer fondamentalement maronite jusqu’à la moelle. Ici, les postes et les titres se bousculent du conseiller de sa Béatitude, président de la Ligue maronite et de la Fondation maronite pour la diaspora. Michel est l’infatigable maronite amoureux de sa communauté qu’il défend becs et ongles. » et a rappelé « désigné président de la Fondation Michel Chiha, chargée de la diffusion des œuvres et de la pensée de ce grand penseur du Liban moderne, de la convivialité, de l’intelligence, de la solidarité interne et externe, de l’identité, œuvre d’une volonté de toutes les communautés libanaises. » M. Eddé a pour sa part estimé que l’obtention du doctorat honoris causa est « le couronnement d’un long cheminement sous l’égide des pères jésuites, cheminement familial et personnel ». Puis c’est au tour de Carlos Ghosn, et le Recteur faisant son éloge rappelle : « pour nous, vous êtes l’enfant du terroir, portant en lui ses origines libanaises de lutte et de savoir-faire pratique tel le paysan qui sème le grain sait comment accompagner la jeune pousse et sait moissonner ce qu’il a semé. Ce doctorat honoris causa vient, si j’ose dire, couronner une belle série de couronnements. » M. Ghosn a de son côté rendu hommage à l’USJ qu’il a qualifiée « d’exemple d’harmonie entre élitisme et diffusion large des sciences et connaissances ». Le dernier titre a été décerné au service JRS. « Pas moins de douze jésuites de huit nationalités différentes sont affectés à ce service des réfugiés dans la région et travaillent en coordination avec plusieurs centaines de collaborateurs laïcs », a souligné l’un des responsables de l’ONG, notant que la mission humanitaire et éducative du JRS fait écho à la « mission culturelle » de l’USJ, « la mettant au service de la promotion des hommes ». Remerciant l’USJ pour cette distinction, le père Michaël Zammit, directeur régional au Moyen-Orient du JRS, a mis l’accent sur « une collaboration qui réchauffe le cœur et encourage à continuer ». Après une photo de groupe, et une sortie solennelle au son du Hallelujah de G.F Haendel interprété par le Chœur de l’USJ, un vin d’honneur a été servi dans le hall du Campus des sciences humaines.



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