L’USJ au Salon du livre francophone de Beyrouth
Dans le cadre du Salon du livre francophone de Beyrouth qui a eu lieu au Biel, plusieurs tables rondes et signatures ont été organisées sur le stand des Éditions de l’USJ.
Dans le cadre du Salon du livre francophone de Beyrouth qui a eu lieu au Biel, plusieurs tables rondes et signatures ont été organisées sur le stand des Éditions de l’USJ.
La première table ronde sous le thème : « Hommage à Mounir Chamoun, l’universitaire accompli » concernait le numéro spécial « Mounir Chamoun » de la revue « Travaux et jours » a eu lieu le 7 novembre 2016. Elle avait pour modérateur Pr Henri Awit et comme intervenants : Dr Antoine Courban, Mme Myrna Gannagé, S.E. M. Ibrahim Najjar et M. Michel Touma. Les participants à cette table ronde ont évoqué les multiples domaines dans lesquels la carrière du Professeur Mounir Chamoun s’est déployée, la diversité des postes qu’il a occupés et des responsabilités qu’il a assumées.
À cette occasion, Professeur Henri Awit, ancien vice-recteur aux affaires académiques de l’Université Saint-Joseph, a souligné : « j’ai eu la chance de faire la connaissance du Professeur Chamoun dès les années soixante-dix, en tant qu’étudiant fréquentant ses cours, avant d’avoir eu le privilège de travailler avec lui durant un peu plus de quarante ans, d’abord au sein de la Faculté des lettres et des sciences humaines qu’il a co-fondée avec les Pères Sélim Abou et René Chamussy, et dont il a dirigé le département de psychologie et des sciences de l’éducation de 1977 à 1996, ensuite au rectorat de l’USJ à partir de sa nomination, en 1995, au poste de vice-recteur à la recherche. J’ai toujours été frappé par le fait qu’aussi bien au niveau de son engagement citoyen qu’au niveau de sa carrière académique, sa vie fut tissée d’un ensemble de pôles binaires dont l’opposition apparente n’a jamais altéré la parfaite harmonie. Je me contenterai ici d’en évoquer quatre. Sur un plan géographique : originaire de Deir El Qamar, il est également un véritable citadin marqué du sceau de l’appartenance au tissu urbain et cosmopolite de Beyrouth, et assumant toutes ses valeurs d’ouverture et de modernité. »
La deuxième table ronde a eu lieu le 9 novembre 2016 autour de l’ouvrage : « L’identité des maronites et leur rôle dans l’établissement du Liban moderne selon Youakim Moubarak » de M. Fadi Hindi. Elle avait pour modérateur Mme Ray Moawad et comme intervenants : Pr Salim Daccache s.j., M. Fadi Hindi et Mgr Mounir Khairallah.
La troisième table ronde sur le « Retour des déplacés dans leurs villages au Liban » a eu lieu le 9 novembre 2016 avec pour modérateur M. Christophe Varin et comme intervenants : les auteurs de l’ouvrage Mme Choghig Kasparian et Mme Annie Tabet.
À cette occasion, M. Christophe Varin a souligné : « Cet ouvrage porte la marque de ce savoir-faire propre aux sciences humaines et sociales dont les auteurs font une remarquable démonstration, en l’état l’anthropologie pour le professeur Tabet et la sociologie/statistique pour le professeur Kasparian. Cette démonstration est celle de savoir dire l’homme et la société dans le temps présent en convoquant le passé et en interpellant le futur. Et en effet, ces 8 chapitres de quelque 390 pages interpellent ou devraient interpeller tous ceux et celles qui politiques, humanitaires, experts, journalistes, consultants ou simples citoyens sont ou se disent concernés par le drame du déplacé qui est aussi l’un des nôtres en société.
Et d’ajouter : « Des travaux antérieurs expliquent également que l’ouvrage soit publié par l’université Saint Joseph au sein des Presses du même nom. Dès 1987, l’USJ s’était penchée sur cette question du ou des déplacements forcés et cela avait donné pour résultat une enquête nationale qui fait toujours référence sur la question. Cette fois, l’échelle plus réduite permet de compléter ce qui avait été perçu lors cette enquête nationale en insistant sur le retour et la réinstallation dans les lieux d’origine des déplacés des guerres libanaises (1975 – 1990) comme de ceux, déplacés par les invasions israéliennes dans certaines régions du pays et tout particulièrement au Liban Sud (1978, 1982, 1996 et 2006). Bref, d’approfondir la compréhension des traumatismes liés à ce déplacement, à cet exil intérieur qu’ont connu les déplacés. »
La quatrième table ronde a eu lieu le 10 novembre 2016 concernant le lancement du 1er volume de l’histoire de la littérature arabe chrétienne de Mgr Joseph Nasrallah avec pour modérateur, Pr Souad Slim. À cette occasion, Pr Salim Daccache s.j. Recteur de l’Université Saint-Joseph et directeur du Centre de Recherches et de Publications de l’Orient chrétien (CERPOC), a souligné : « Feu Mgr Nasrallah, avec la collaboration du professeur Rachid Haddad, ici présent, avait de son vivant commencé la publication des cinq volumes de cette œuvre, présentée en huit tomes (index y compris). Six tomes sont parus de son vivant et il restait la publication du 1er volume touchant la période byzantine de 451 à 634. C’est avec plaisir que nous vous le présentons ici. Le volume 5 (l’index) paraîtra sous peu aux éditions du CERPOC. »
Par ailleurs, plusieurs signatures d’ouvrages ont aussi eu lieu dans ce Salon du livre, notamment : « Les évangéliques » de M. Wissam Paul Macaron, « L’identité des maronites et leur rôle dans l’établissement du Liban moderne selon Youakim Moubarak » de M. Fadi Hindi, « Retour des déplacés dans leurs villages au Liban » de Mme Choghig Kasparian et Mme Annie Tabet, « L’USJ portait d’une université, entre tradition et modernité sous la direction de Mme Carla Eddé.