La séance inaugurale de la 10e journée scientifique de l’École de sages-femmes de la Faculté de médecine de l’Université Saint-Joseph de Beyrouth, a eu lieu le 26 avril 2017 au Campus des sciences médicales. Et ce, en présence du Pr Salim Daccache, représenté par le Père Michel Scheuer vice-recteur de l’USJ, du Pr Roland Tomb, doyen de la Faculté de médecine, Mme Yolla Atallah, directrice de l’Ecole des sages-femmes, Mme Nayla Doughane, présidente de l’ordre des sages-femmes au Liban. « Je n’hésiterai pas en bon socratique, à promouvoir l’excellence des études supérieures et les formations continues en études de sage-femme » a annoncé Pr Salim Daccache s.j., Recteur de l’USJ, « car, a-t-il poursuivi, c’est en continuant à élever les études au niveau de l’excellence que le métier de sage-femme peut rendre les meilleurs services à une société où les grossesses ne sont pas rares, la bonne formation sera bien nécessaire pour accompagner les femmes enceintes tout au long de leur grossesse, établir le diagnostic jusqu’au jour de l'accouchement, des tâches bien difficiles. » Et de souligner que le processus d’accréditation lancé depuis presque 2 ans au niveau de l’ensemble des institutions de l’Université Saint-Joseph et qui concerne quelques douze domaines de la vie de l’Université dont les programmes des unes et des autres de nos institutions académiques, « viendra appuyer la dynamique de votre École en matière de mise à jour de vos programmes tant au niveau scientifique qu’au niveau pédagogique. » « La création d’une Association amicale des Anciens étudiants de l’Ecole de Sages-Femmes s’impose car comme les autres, cette Association sera la continuité de l’Ecole, son porte-parole et sa présence pratique dans le monde professionnel. Il y a une urgence à le faire. Les Sages-Femmes anciennes de l’ESF, professionnelles si bien reconnues dans le monde médical, relèveront le défi dès aujourd’hui afin de mettre les bases d’un tel noyau d’Anciennes qui aura sa place dans le monde associatif à l’intérieur et à l’extérieur de l’USJ. », a-t-il ajouté. S’adressant aux sages-femmes, Mme Yolla Atallah a indiqué que cette profession est une profession médicale se caractérisant par la multidisciplinarité et le thème de cette journée « la femme et la peau » en est une éloquente illustration. Et d’ajouter que dans le temps, il était connu qu’une sage-femme idéale devrait avoir des qualités physiques et morales, mais actuellement et depuis des années, une sage-femme compétente devrait avoir en plus, des capacités d’apprentissage importantes non seulement parce qu’il y a un diplôme qui sanctionne la formation et qui autorise l’exercice mais aussi parce que son champ d’expertise est entrain de progresser et de s’ouvrir sur des pratiques de plus en plus médicales, tel que l’accouchement instrumental, la planification familiale et la vaccination infantile. « Afin de répondre à ces compétences qui s’élargissent de plus en plus, la formation a développé son corpus théorique et pratique avec de savoirs enseignés diversifiés. Aux enseignements théoriques interactifs s’ajoutent les travaux pratiques sur mannequin ou au lit de la patiente, de même qu’une littérature scientifique basée sur les données probantes se développant pour aider les étudiantes comme les sages-femmes professionnelles à se tenir informées des avancées non seulement en matières de santé reproductive mais aussi dans d’autres domaines de la santé tels que la dermatologie, l’endocrinologie, la dentisterie… ; Tout cela pour favoriser l’accompagnement des Femmes au vrai sens du mot. » De son côté, Mme Nayla Doughane a souligné que l’évolution de notre formation, les modifications de notre mode d’exercice, les impératifs scientifiques, l’individualité originale de notre profession, nous oblige à tendre vers une amélioration constante de notre formation et de nos compétences. La compétence étant un concept qui englobe la faculté d’utiliser ses capacités et ses connaissances dans des situations nouvelles à l’intérieur de notre champ professionnel et sur lequel se base actuellement les programmes d’études de sage-femme. « Dans cette optique, a-t-elle signalé, chaque sage-femme est tenue à actualiser son savoir à chaque fois qu’elle en ressent le besoin. Elle est devenue au Liban une obligation inscrite dans la loi 249/2014 relative à l’ordre des sages-femmes et dans son règlement intérieur qui sera soumis à l’assemblée générale des sages-femmes incessamment. » « Au-delà de cette obligation, a-t-elle poursuivi, la formation continue est indispensable et nécessaire à l’exercice professionnel des sages-femmes. Nécessaire puisqu’en aucun cas la sage-femme ne doit exercer sa profession dans des conditions qui puissent compromettre la sécurité et la qualité des soins et des actes qu’elle assume. Indispensable en raison de l’évolution des moyens et des techniques permettant à la sage-femme d’assurer une prise en charge conforme aux données scientifiques du moment. Indispensable à l’entretien et au perfectionnement des connaissances et indissociable de la formation initiale, la formation continue aussi sur : la responsabilité collective des sages-femmes qui doivent participer à la promotion de la santé et de la qualité des soins, la responsabilité de l’employeur dont le rôle est de faciliter la formation continue des sages-femmes en les motivant et en mettant à leur disposition un budget formation. »
Lieu
Amphithéâtre C
Campus des sciences médicales
Rue de Damas
B.P. 11-5076 - Riad El Solh
Beyrouth 1107 2180

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