Sous le patronage du Président du Conseil des Ministres, S.E.M. Saad Hariri, et en présence du ministre d'État libanais aux droits de la femme, S.E.M. Jean Oghassapian, l’AUF, Berytech, L’Orient-Le Jour et Le Commerce du Levant ont organisé le 27 septembre 2017 la finale du concours « Femme Francophone Entrepreneure 2017 » sur le Campus de l’innovation et du sport de l'Université Saint-Joseph de Beyrouth (USJ).

À cette occasion Pr Salim Daccache s.j. a prononcé un mot dans lequel il a estimé que c’est un devoir pour l’USJ d’accueillir cette nouvelle édition d’entrepreneure lancée par l’Agence Universitaire de la Francophonie, et plus spécialement par le bureau de l’Agence à Beyrouth et son équipe dynamique que mène avec compétence et clairvoyance M. Hervé Sabourin.

« Si les mentalités évoluent, les freins sont nombreux à l’arrivée de femmes aux plus hauts postes dans les entreprises : selon l’étude Global Women entrepreneur leaders Scorecard, dans 70 % des 31 pays étudiés, les femmes ont moins de 50 % de chance que les hommes de démarrer leur entreprise, la voir prospérer et créer de l’emploi. Un problème qui vient de l’attitude du monde de la finance, selon laquelle les écarts de levées de fonds entre hommes et femmes restent conséquents.» a-t-il indiqué.

Pr Daccache a par ailleurs souligné que « dans certaines universités du Canada et des États-Unis, y compris au Liban, les femmes occupent plus de 60 pour cent des bancs de classe. Il y a une nette majorité de femmes dans les facultés des Lettres et des sciences humaines, de médecine, de pharmacie et même de génie ce qui est une tendance internationale. L’avenir n’est pas si sombre pour les femmes, mais passer de femme à diplôme à femme entrepreneure est une autre gageure. L’exemple des meilleures femmes entrepreneures que nous donnera cette séance sera d’une part normative et servira d’autre part de modèle à suivre. »

De son côté M. Hervé Sabourin, directeur régional de l’AUF au Moyen-Orient, a déclaré : « Cet événement célèbre la vivacité et la modernité de notre espace francophone, sa capacité exemplaire à prendre en compte tous les défis de notre monde moderne et en particulier ceux qui relèvent du développement économique des sociétés. La promotion de la francophonie est bien évidemment au cœur des missions de l’AUF, et la francophonie n’est jamais aussi forte et utile que lorsqu’elle rassemble, lorsqu’elle unit et lorsqu’elle partage. »,

« Les jeunes femmes qui présentent leurs projets aujourd’hui sont créatives, innovantes et source d’inspiration… et comme l’avait si bien dit Charles-Maurice De Talleyrand-Périgord : « Là où tant d’hommes ont échoué, une femme peut réussir ». Et c’est pour cette raison que le soutien inconditionnel à l’entrepreneuriat des femmes est un devoir si nous voulons prétendre à une meilleure performance économique. Berytech et ses partenaires s’y sont engagés, et vous invitent à en faire de même. », a plaidé quant à lui M. Maroun N. Chammas, PDG de Berytech.

« Nous sommes fiers, à L’Orient-Le Jour et au Commerce du Levant, d’être partenaires de ce concours, de s’engager pour soutenir l’initiative privée et de pouvoir raconter, au jour le jour, l’histoire de ces femmes et hommes qui font le Liban de demain. », a déclaré M. Michel Helou, directeur exécutif de L’Orient-Le Jour.
À noter que 78 candidatures ont été reçues cette année, soit 20 de plus que pour l’édition précédente, ce qui démontre l’attractivité de ce concours francophone, unique en son genre au Liban.

5 candidates, représentant autant d’équipes, se sont affrontées lors de cette finale :
•Alexandra Valerik pour le projet d’entreprise Legato (plate-forme en ligne permettant aux musiciens de trouver des opportunités de travail).
•Ingrid Salloum pour le projet d’entreprise ImagineMe (plate-forme en ligne permettant aux parents de créer des histoires personnalisées pour enfants grâce à la réalité augmentée).
•Stéphanie Sakr pour le projet d’entreprise Pourpre (concept store permettant de créer des rouges à lèvres personnalisés).
•Soraya Hamdan pour le projet d’entreprise Labne&Facts (plate-forme d’information permettant de s’informer et de faire produire et publier du contenu grâce à des journalistes professionnels).
•Thérèse Keyrouz pour le projet d’entreprise YallaBus (application mobile visant à optimiser les services de bus au Liban).

À l’issue de cette présentation, deux lauréates ont été désignées par le jury composé cette année de Corine Kiame, du fonds d’investissement « IM Capital », Jihad Bitar, de l’incubateur « Smart ESA », et Bassel Aoun, de la société financière spécialisée dans l’aide aux PME « Kafalat ».
•Soraya Hamdan, pour son projet « Labne&Facts »
•Thérèse Keyrouz, pour son projet « YallaBus », ont été sacrées « Femmes francophones entrepreneures 2017 ».

La subvention obtenue, s’élevant au total à 20 000 euros, sera versée directement à Berytech afin de couvrir les frais liés à l’intégration des porteuses de projets et de leurs équipes dans l’incubateur de jeunes pousses et leur assurer un accompagnement adapté.

Lieu
Auditorium François S. Bassil
Campus de l'innovation et du sport
Rue de Damas
B.P. 17-5208 - Mar Mikhaël
Beyrouth 1104 2020

Contact
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