Pour la première fois au Liban et dans la région, un exercice de simulation de l’Assemblée générale de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le « Lebanese World Health Organization Simulation » (LEBWHO), s’est tenu à l’Université Saint-Joseph de Beyrouth. Cette manifestation était organisée par l’Institut supérieur de santé publique (ISSP) les 25, 26 et 27 janvier 2019 en collaboration avec le ministère de la Santé publique et le bureau national de l’OMS, avec le soutien de l’Agence universitaire de la Francophonie au Moyen-Orient.

La cérémonie de lancement s’est déroulée à l’Amphithéâtre Abou Khater du Campus des sciences humaines, en présence notamment de : Pr Michel Scheuer s.j., vice-recteur de l’USJ, représentant le Pr Salim Daccache s.j., recteur, Dr Michèle Kosremelli Asmar, directrice de l’ISSP, Dr Alissar Rady, représentant le Dr Iman Shankiti du bureau de l’OMS au Liban, M. Hervé Sabourin, directeur régional de l’AUF et Dr Rabih Chammay, représentant le Dr Walid Ammar, directeur général du ministère de la Santé publique, ainsi que d’un parterre de doyens, directeurs, représentants des différentes universités et ONGs partenaires et des étudiants.

Dans son mot d’ouverture, Dr Michèle Kosremelli Asmar a salué avec beaucoup d’émotion le dynamisme et l’engagement des étudiants de l’USJ :  « J’ai été très impressionnée par le travail effectué par nos jeunes et je souhaite partager avec vous toute ma fierté de travailler avec une telle équipe de futurs experts chacun dans leur domaine ; ils sont tous : hautement qualifiés, d’un grand professionnalisme, très organisés, avec un engagement sans pareil malgré tout le lot de travail et leurs autres occupations. Une équipe qui travaille depuis plus d’un an sans relâche. Une équipe qui me réconforte pour l’avenir de notre pays ! »

Elle a souligné l’importance de cet évènement qui constitue une première au Liban et dans la région et a annoncé que « la thématique de cette année porte sur un sujet d’actualité qui touche de plus en plus d’individus et qui nous concerne tous :  la santé mentale », clarifiant les différentes étapes rigoureuses suivies pour le recrutement des participants et la mise en œuvre de la simulation. Dr Asmar a indiqué que le recrutement des participations a ciblé cette année 10 universités libanaises et qu’il s’est clôturé par la présence de 40 étudiants appartenant à des disciplines différentes de 7 universités.

« Nos participants, enchaine la directrice de l’ISSP, vont suivre durant l’exercice et de façon intensive, des séances de formation et des conférences animées par d’éminents experts ; ils participeront à des comités de rédaction, des séances plénières et des conférences de presse, en vue de mieux comprendre la problématique de la santé mentale et la manière d’élaborer des politiques et des stratégies efficaces. Le consensus entre les différents acteurs, qui est l’objectif de ce débat, sera formellement énoncé dans une résolution finale, document écrit qui sera soumis au vote à la fin de la simulation. ».

Dr. Asmar a clôturé en insistant sur l’importance de l’implication des étudiants dans une initiative de santé publique multidisciplinaire tel que le LebWHO et qu’elle souhaite voir cette initiative gagner du terrain pour devenir, dans sa deuxième édition de 2020, une initiative régionale avec la participation d’étudiants des pays de la région.

Pour sa part, Dr Alissar Rady a estimé que « l’exercice de simulation offre une excellente occasion aux étudiants de divers horizons et intérêts de se réunir et de discuter de sujets concernant la santé dans le monde, tout en développant les compétences de négociation nécessaires pour initier un changement au niveau institutionnel. L’initiative de simulation de l’OMS, ajoute la déléguée du bureau de l’OMS au Liban, représente un pas en avant au niveau de l’apprentissage dans notre système actuel d’éducation médicale et de santé publique, en vue de former des leaders et des agents de changement. Nous espérons que cet exercice encouragera davantage d’universités à envisager cette méthode d’apprentissage. »

Hervé Sabourin a, quant à lui, considéré dans son mot que « cet événement a au moins deux vertus qui le rendent particulièrement symbolique et intéressant du point de vue l’AUF : il traite d’abord d’un sujet grave et éminemment porteur de sens au niveau mondial, celui de la santé globale, de la santé publique et plus précisément de la santé mentale. » La deuxième vertu, enchaine le directeur général de l’AUF, réside dans le fait que « cet événement est adressé aux étudiants, à celles et ceux qui seront les acteurs et les décideurs de demain, et il est bien-sûr essentiel de leur donner toutes les clés, pour que chacune et chacun d’entre eux puisse s’approprier dès maintenant les enjeux qui les attendent. »

Le Pr Michel Sheueur s.j., a placé la cérémonie sous le signe de la réjouissance. « Nous avons, annonce-t-il, au moins quatre raisons de nous réjouir ce soir », premièrement « cette confrontation des différentes disciplines qui s’enrichissent mutuellement et leurs interpellations réciproques sont indispensables à une véritable démarche universitaire. La présence et l’interaction à cette initiative citoyenne d’étudiants provenant d’une dizaine d’universités de notre pays constituent à l’évidence une deuxième raison. Il nous est particulièrement stimulant de nous laisser entrainer par les jeunes eux-mêmes dans un processus de collaboration et de réalisation commune ».

« Une troisième raison de nous réjouir, enchaine le vice-recteur de l’USJ, c’est de constater que chacune de nos universités, ne vit pas dans sa tour d’ivoire, elle est en lien avec son environnement, au service de la société dans laquelle elle est plongée. Enfin, la quatrième raison, c’est le thème choisi. C’est un des plus grands défis de toute université de travailler à apaiser les souffrances de toutes sortes, et nous ne savons que trop bien combien les personnes atteintes dans leur santé mentale sont particulièrement brisées et blessées dans leur être le plus intime. »  

Dr Rabih Chammay a clôturé la cérémonie de lancement par un mot dans lequel il a insisté sur l’importance du LEBWHO au niveau de l’éducation médicale et de la santé publique. Les travaux se sont succédé le 26 et le 27 janvier, et une résolution finale a été soumise au vote à la fin de la simulation.    

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