Le Service de la vie étudiante (SVE) de l’USJ et la Fondation Friedrich Naumann pour la liberté (FNF) ont complété la phase finale du projet « Model Youth Parliament-MYP », en organisant une session législative au Parlement libanais en présence du député Sami Gemayel, du Pr Salim Daccache s.j., recteur de l’USJ, de Gloria Abdo, coordinatrice du SVE, de Derek Kunz, directeur du bureau de la FNF et du député César Abi Khalil.

Le projet « MYP » est une simulation de sessions parlementaires. Durant quatre jours, les étudiants ont assumé le rôle de députés au Parlement libanais et ont discuté de quatre projets de loi. Ils ont changé d'identité et sont devenus, par simulation, des partisans des huit plus grands partis du Liban. L'idéologie du parti auquel chaque étudiant-député s’est aligné, a façonné son rôle, ses intérêts et sa stratégie dans le débat et le vote des projets.

Les étudiants ont discuté des implications techniques des projets avec des experts, des professeurs d'universités et des membres d'ONG, afin d'évaluer objectivement ces projets hors du champ politique. Ils ont ensuite négocié au sein des commissions parlementaires afin de parvenir à un projet de loi soumis au vote.

La dernière étape a eu lieu à la Place de l'étoile. Le député Sami Gemayel a présidé la session législative et animé les discussions, orientant les étudiants vers les mécanismes de travail suivis au Parlement. La session a porté sur quatre projets de loi : la loi sur les ressources pétrolières sur le territoire libanais, la loi visant à faciliter les procédures des personnes non enregistrées, la loi sur les micros, petites et moyennes entreprises et la loi sur la création d'une commission anticorruption. Les votes des étudiants-parlementaires se sont fait à main levée

« Même si c’est une simulation de session parlementaire, il n’en demeure pas moins que c’est un exercice démocratique de citoyenneté », a déclaré le Pr Salim Daccache au début de la réunion. « C'est ici que vous apprendrez à écouter les autres, à exprimer vos opinions et à critiquer, dans le sens intellectuel du terme. C’est là que certains parleront avec éloquence, maîtriseront l’art de la rhétorique. C’est un bon exercice fondé sur le respect des autres. »

Pour sa part, Gloria Abdo a exprimé sa satisfaction devant le succès de la cinquième édition de cette activité, qui vise à promouvoir les pratiques démocratiques et la formation à la citoyenneté (principes qui font partie des activités du SVE), et qui encourage le dialogue, la discussion et le travail d'équipe. « Nous nous sommes engagés dans une belle aventure sous le signe d'une citoyenneté efficace et constructive et nous continuerons de le faire », a-t-elle conclu.

Sami Gemayel a clôturé la session législative en prononçant un discours dans lequel il a souligné l'importance d'adopter le vote électronique, afin que les Libanais puissent connaître la position de tous les députés vis-à-vis des lois à voter. Gemayel a déclaré que les politiciens sont responsables de leurs décisions et doivent donc être tenus pour responsables de leur performance, sans être influencés par leur affiliation politique ni par le sectarisme.

« S'il n'y a pas de peuple responsable, la démocratie échouera. Dans un pays où règnent la corruption, la mauvaise gestion et la mauvaise gouvernance, il n'est pas naturel pour nous de réélire les responsables de tous ces échecs », a-t-il ajouté.



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