Lancement du Diplôme universitaire en Conseil pédagogique

5 septembre 2019
Campus des sciences humaines

Sous le patronage de S.E.M. Akram Chehayeb, le ministère de l’Education et de l’Enseignement supérieur, le Bureau régional de l’UNESCO pour l’éducation dans les pays arabes et la Faculté des sciences de l’éducation (FSedu) de l’Université Saint-Joseph de Beyrouth (USJ) ont lancé durant une cérémonie au ministère le 5 septembre 2019, le Diplôme universitaire en Conseil pédagogique, en présence notamment du Pr Salim Daccache s.j., recteur de l’USJ, de Mme Patricia Rached, doyenne de la FSedu et d'un parterre de hauts responsables du ministère, de l'UNESCO, d'institutions et d'organisations impliquées dans le projet.      

Ce programme fait partie du projet « Soutien à l’éducation francophone au Liban », conçu par le Bureau régional de l'UNESCO et financé par le Fonds « Education cannot wait » avec le soutien du gouvernement français et en partenariat avec l’Institut français au Liban et l’Agence universitaire de la francophonie (AUF). Le projet, mis en œuvre par le bureau de l'UNESCO à Beyrouth en collaboration avec le ministère de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur, vise à améliorer la qualité de l'apprentissage et de l'enseignement en français et son efficacité, en faveur des étudiants libanais et non libanais fréquentant des écoles publiques libanaises. Dans ce contexte, l’UNESCO a conçu en coopération avec la FSedu, un programme d’études intensives destiné aux conseillers pédagogiques du ministère de l’Education. Le programme offre aux étudiants / conseillers un apprentissage approfondi des techniques pédagogiques les plus récentes, leur permettant ainsi d’accomplir leurs tâches de manière plus efficace.

Après l'hymne national et la présentation de la cérémonie par Mme May Layoun, Hilda El Khoury, directrice de l’orientation au ministère, a déclaré que ce diplôme « répond aux besoins réels identifiés par les mentors et a fait l’objet de nombreuses réunions fructueuses avec la FSedu, le bureau régional de l’UNESCO, l’Institut français et l’AUF. Nous les remercions tous de cette opportunité, dont nous espérons voir les effets positifs sur la performance des écoles et l’amélioration les résultats scolaires. »

De sa part Mme Patricia Rached a estimé qu’en « s’alignant sur les dernières actualités éducatives, la FSedu espère, par le biais de ce diplôme universitaire, aider à promouvoir un conseil pédagogique soucieux de la personne, et vise également à innover en matière de pratiques professionnelles et, surtout, à donner le goût d’apprendre à apprendre, dans une dynamique de la formation tout au long de la vie.» 

Le directeur régional de l’AUF a estimé de son côté que « cette initiative fait parfaitement écho aux missions prioritaires de la stratégie que l’Agence développe dans les 950 établissements de son réseau à travers le monde et dont une partie importante est consacrée à l’amélioration de la qualité de l’enseignement. »

« Nous sommes tous ici parce que nous pensons qu'une éducation de qualité peut changer radicalement la vie de nos enfants et de nos jeunes », a déclaré le Dr. Hamad Hammami, directeur du bureau de l'UNESCO à Beyrouth. « Ce programme, ajoute-t-il, est conçu pour stimuler et engager le mentor et l'enseignant dans la diffusion des compétences dont nos étudiants ont besoin. "

Le Pr Salim Daccache s’est attardé dans son mot sur les spécificités de la pédagogie scolaire libanaise. « Quand nous sommes présents dans les forums pédagogiques internationaux francophones et autres, explique le recteur de l’USJ, et quand l’on nous pose la question à propos de la position du Liban concernant l'éducation des enfants des déplacés syriens, nous donnons toujours l’exemple des horaires des écoles publiques officielles libanaises qui ont doublé et sont répartis en deux périodes, une avant-midi et une après-midi, et ce afin d'assurer l'éducation des enfants des personnes déplacées par contrainte et nous en sommes fiers en termes de solidarité humaine. »

« Nous constatons, ajoute-t-il, que l’enseignement officiel libanais a esquissé des pas géants dans l’élaboration de l’orientation pédagogique et voilà qu’aujourd’hui il a décidé de développer les compétences et les possibilités des professeurs qui supervisent l’orientation. Cette vision a rejoint également l’expérience et le savoir des spécialistes à la FSedu qui, depuis 2000 et étant l’héritière de la tradition pédagogique des jésuites, a formé et forme toujours, dans le cadre de plusieurs disciplines universitaires, des milliers de professeurs. »

Le Pr Daccache a décrit le nouveau diplôme comme étant « un projet fondamental dans son contenu et souple dans sa forme, car il est basé sur la formule des crédits correspondant à des matières spécifiques, et il est ouvert sur la possibilité des 25 crédits transférables au niveau du Master en sciences de l’éducation ou en administration de l’éducation. »

La directrice de l'Institut français au Liban, Mme Véronique Aulagnon, représentant l'ambassadeur de France au Liban, Bruno Foucher, a parlé de la coopération avec le ministère de l'Éducation et l’USJ au niveau de la promotion de la langue française auprès des conseillers et des enseignants, et a souligné l’importance du système d’orientation pédagogique pour améliorer le niveau d’enseignement dans les écoles publiques.

Le renforcement du service d’orientation au ministère est une priorité selon le ministre Akram Chehayeb, qui a souligné l’importance de « fournir aux mentors de nouvelles compétences qui s'ajoutent à leur expérience éducative antérieure, afin de suivre le rythme des enseignants en phase avec le développement de l'éducation. Ceux qui obtiennent ce diplôme acquièrent des méthodes modernes d'enseignement du matériel pédagogique et de théories de l'apprentissage pédagogique. »

A la fin de la cérémonie, Hammami et Daccache ont signé la convention concernant le programme du diplôme. Une réception a été organisée pour l'occasion.

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