Un respirateur artificiel de fabrication à cent pour cent libanaise

L’appareil est fourni par « I. Network Automation fondée », compagnie de l'ingénieur Kousra Sakr.
Mercredi 25 mars 2020
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L'Université Saint-Joseph de Beyrouth (USJ) et son hôpital universitaire, l'Hôtel-Dieu de France (HDF), ont annoncé qu'ils ont adopté un prototype de respirateur artificiel, fourni par la compagnie I. Network Automation, fondée par l'ingénieur Kousra Sakr et spécialisée dans l'automatisation et la fabrication de robots pour divers besoins industriels.

Le modèle présenté est un appareil de contrôle respiratoire utilisé pour réanimer les patients dans les services de soins intensifs. La technologie est mondialement connue et répandue. Cependant, ce qui est nouveau dans cet appareil, c'est qu'il est fait de pièces de base qui ne sont pas actuellement disponibles sur le marché.

I. Network Automation a pu, en raison de la nature de son travail dans l'automatisation et la fabrication de robots industriels, fournir des pièces parallèles, et a fabriqué le modèle en s’appuyant totalement sur l'ingénierie et la créativité libanaises, et l'a présenté à l'USJ et à son hôpital universitaire, qui ont vivement accepté cette proposition en raison du besoin urgent de respirateurs et de la difficulté de les importer de l'étranger après le déclenchement de la pandémie de Corona dans plus de 136 pays.

Dans un premier temps, l’HDF va mettre ses capacités et équipements en œuvre pour tester le modèle actuel sur des animaux de laboratoires. Après avoir confirmé son efficacité, il procédera à l'achèvement des tests restants, puis la fabrication prendra cours avec des pièces d'ingénierie médicale de normes internationales.

Il est à noter que le coût de cet appareil après fabrication ne dépasse pas deux mille dollars, et que I. Network Automation le propose gratuitement à tous ceux qui souhaitent le fabriquer, et la compagnie est prête aussi à fournir gratuitement le programme de fabrication et tous les détails techniques aux entreprises et aux hôpitaux, le but étant la solidarité avec la communauté libanaise en ces temps difficiles, et non pas le gain financier. La phase de test devrait prendre des semaines, après quoi l'appareil peut être fabriqué et utilisé à des fins médicales.

Il convient de noter aussi que Kousra Sakr et son équipe d'ingénieurs libanais sont diplômés de l'Ecole supérieure d'ingénieurs de Beyrouth (ESIB) de l’USJ.