Le Laboratoire Rodolphe Mérieux de l’USJ, acteur essentiel de la lutte contre le Covid-19

Samedi 6 juin 2020

En collaboration avec l'ONG Amel, une mission conjointe de prélèvement a été menée par l'équipe du Laboratoire Rodolphe Mérieux et de la Fondation Mérieux, dans les camps de réfugiés de Ersal. Photo Amel

In L'Orient - Le Jour, samedi 6 juin 2020.

Soutenu par la Fondation Mérieux, le Laboratoire Rodolphe Mérieux (LRM-Liban) de la faculté de pharmacie de l’Université Saint-Joseph s’est activement engagé dans la lutte contre l’épidémie du Covid-19, dont il assure le diagnostic moléculaire depuis le début du mois de mars 2020, multipliant les missions humanitaires de dépistage auprès des hôpitaux et dans les différentes régions du Liban, pour être au plus près des populations démunies et à risques.

Le LRM a été le premier laboratoire universitaire privé à avoir répondu à l’appel du ministère de la Santé, en assurant les tests de SARS-CoV-2, en complément du laboratoire de l’hôpital universitaire Rafic Hariri depuis le début du mois de mars. Il a accompagné principalement l’Hôtel-Dieu de France (HDF), centre hospitalier universitaire de l’USJ dans son activité diagnostique de Covid-19 avec qui il a œuvré en synergie continue. Il a été également au service d’autres hôpitaux de Beyrouth dans la même lutte. Le LRM a pareillement effectué des tests provenant de différentes régions du pays : Bécharré, Deir el-Ahmar et Jal el-Dib. Plus de 4 500 tests PCR ont été ainsi opérés.

Les équipes du Laboratoire Rodolphe Mérieux, de la Fondation Mérieux et de la Faculté de Pharmacie, au Campus de l’Innovation de du Sport de l'USJ, entourant le doyen de la faculté de pharmacie le Pr Marianne Abi Fadel. Photo D.R.

En outre, des équipes de la faculté de pharmacie de l’USJ conduites par son doyen, la Dr Marianne Abi Fadel, également directrice du LRM-Liban et de la Fondation Mérieux – représentée au Liban par la Dr Josette Najjar-Pellet –, se sont déplacées dans la Békaa, en concertation avec le mohafazat de Baalbeck-Hermel et le soutien de la fondation et du gouvernement de la principauté de Monaco. C’est ainsi que des missions de prélèvement ont été menées dans les camps de réfugiés de Ersal, en collaboration avec l’ONG Amel Association. Des missions similaires ont été menées dans la banlieue de Beyrouth et dans la région de Kobeyate.

Le 23 mai, à la demande du ministère de la Santé, l’équipe du LRM a assuré des tests dans la région de Ras el-Nabeh où un foyer épidémique s’était déclaré dans une communauté de travailleurs migrants. Les prélèvements sur les personnes contactées ont été étendus, dans un élan de solidarité, aux résidents du quartier qui avoisine le campus des sciences médicales.

Enfin, le jeudi 4 juin, le LRM et le Fondation Mérieux ont contribué au dépistage de travailleurs migrants en situation précaire, à l’association Amel à Beyrouth, et ont assuré un appui à la formation de l’équipe de professionnels de santé volontaires qui se chargeront à la Sierra Leone du dépistage et diagnostic de Covid-19 dans la diaspora libanaise.

Alliant l’expertise technique, la recherche scientifique, l’engagement national, la mission humanitaire et la diffusion du savoir, le LRM est continuellement soutenu depuis sa création par la Fondation Mérieux et le réseau des Laboratoires Rodolphe Mérieux dans le monde.

Dans cette lutte contre le Covid-19, l’engagement sans faille de la faculté de pharmacie et de son doyen, de la Fondation Mérieux, des pharmaciens biologistes, notamment du Dr Marianne Antar, responsable au LRM, le dévouement des techniciennes diplômées de l’école des techniciens de laboratoire d’analyses médicales de l’USJ, de Danielle Chaaya et Rita Nicolas, aidées par les résidents en biologie médicale de la faculté de pharmacie et l’Hôtel-Dieu de France notamment de Gilbert Méchantaf, et dans les missions par les Drs Petra el-Khoury et Sandy el-Bitar, maîtres de conférences à la faculté de pharmacie de l’USJ, ont été exemplaires.

Fondé en 2011 sur le campus de l’innovation et du sport de l’USJ, rue de Damas, le LRM a comme vocation de combattre les maladies infectieuses et lutter contre les épidémies, au bénéfice des populations les plus vulnérables. Doté d’une infrastructure répondant aux exigences internationales de biosécurité et de biosûreté de niveau 3 (élevé), il a été désigné en juin 2019 laboratoire national de référence pour la tuberculose par le ministère de la Santé.

   

Dr Marianne Antar, Danielle Chaaya et Rita Nicolas dans le LRM. Photo D.R.