Des civilisations ouvertes aux autres mais régies par des systèmes encore retardés.

malgré les législations progressives qui s’installent de plus en plus dans le monde, certains pays criminalisent encore la communauté LGBT.
Jana ABI ABDALLAH
Vendredi 08 janvier 2021
Organisateurs


Une question globale se pose : comment des gouvernements et des parlements non adaptés au progrès des civilisations peuvent encore gouverner et régir les rapports entre les individus à l’encontre de leur croyance et leur volonté ? Où se trouve la suprématie des droits de l’homme face aux criminalisations toujours instaurées dans certains pays face aux libertés que proclament leurs populations ? Malgré les progrès internationaux, 69 pays pointent encore du doigt les relations de même sexe en limitant la liberté individuelle sur leur territoire.

Les dispositions discriminatoires dénoncent les personnes qui peuvent même être arrêtées et condamnées par les tribunaux de ces pays à la prison, la flagellation publique ou même, encore, à la mort, et nous sommes bien au XXIème siècle.

Malgré les divers progrès remarquables qui peuvent intéresser cette communauté, telle l’abrogation par le Soudan de la peine de mort sanctionnant les actes sexuels consensuels entre des personnes du même sexe, et aussi, en décembre 2020, 81 Etats membres des Nations Unies disposant de lois visant à protéger les individus contre la discrimination au travail fondée sur l’orientation sexuelle ; des pays ont d’autres avis, telle l’Allemagne qui interdit les « thérapies de conversions » sur son territoire.

Très récemment, un événement d’instauration de mesures anti-LGBT en Hongrie touche en premier lieu la communauté et en second lieu ses partisans ; ceci concerne plus globalement les droits de l’homme et les remet en cause. Ainsi, en Hongrie, les députés ont récemment adopté plusieurs textes anti-LGBT le mardi 15 décembre. Un des textes s’arrête sur la notion traditionnelle de « genre » dans la Constitution. Un autre texte interdit de facto l’adoption aux couples de même sexe. Ainsi, un amendement à la charte fondamentale, approuvé par la majorité, retient que « la mère est une femme, le père est un homme ». La Hongrie se base sur les valeurs constitutionnelles et la culture chrétienne du pays non pas en tant que justification mais en guise de rappel des fondements essentiels du pays.

La Hongrie conservatrice de Viktor Orban restreint les croyances et volontés des minorités en justifiant ce dernier amendement par la nécessité de « protéger l’enfant contre les possibles interférences idéologiques ou biologiques » du monde occidental moderne.

La politique ne s’oppose non seulement en Hongrie contre la communauté LGBT mais aussi en Afrique où plusieurs pays ont une législation punitive envers les relations homosexuelles allant jusqu’à la peine de mort, ainsi qu’au Moyen-Orient qui demeure en grande majorité répressif.