Inauguration du bâtiment Michel Eddé à l’ESIB et lancement de la deuxième édition de la revue eXcellence

Jeudi 31 mars 2022

A l’occasion du 50ème anniversaire du déménagement de l’Ecole supérieure d’ingénieurs de Beyrouth (ESIB) de l’Université Saint-Joseph de Beyrouth (USJ), au Campus des sciences et technologies (CST) de Mar Roukoz, une cérémonie d’inauguration du bâtiment Michel Eddé à l’ESIB, en partenariat avec la Fondation USJ, et de lancement de la deuxième édition de la revue annuelle de l’ESIB eXcellence, a eu lieu le jeudi 31 mars 2022 à l’Auditorium Jean Ducruet au CST.

Après l’hymne national, l’hymne de l’USJ et une introduction par le Maitre de cérémonie Tiffany Geara, et en présence du Pr Salim Daccache s.j, recteur de l’USJ, des invités d’honneur Monseigneur César Essayan, Vicaire apostolique de Beyrouth ; M. Salim Eddé, co-fondateur et PDG de Murex ; Dr Salah Bouraad, PDG Segenius Group et Conseiller du commerce extérieur de la France ; M. Georges Khabbaz, acteur, comédien, réalisateur, musicien, écrivain et producteur ; le Doyen de la Faculté d’ingénierie (FI), Pr Wassim Raphael, a exprimé sa joie de pouvoir s’adresser aux vice-recteurs, présidents, doyens, doyens honoraires, directeurs, enseignants, membres du personnel, anciens et étudiants de l’ESIB « à la fin d’un hiver trop dur, d’une pandémie qui disparait et au début d’un printemps prometteur, en espérant que ça soit un printemps pour le Liban. »

Et qui dit printemps dit célébration ! Celle, cette année, du jubilé « cinquantenaire du déménagement de notre chère école, l’ESIB, sur cette colline de Mar Roukos – l’Ecole étant plus que centenaire, rappelle Raphael - dans ces locaux dans lesquels la science se fait et se vit, et qui ont été occupés et pillés plusieurs fois durant ce demi-siècle, avec le passage des palestiniens, syriens et israéliens. Mais tout a été toujours reconstruit. »

La célébration aussi, et toujours selon le doyen de la FI, de la publication du « nouveau numéro de la revue annuelle de l’ESIB, eXcellence, dans lequel les différents travaux de l’année passée sont ancrés dans notre paysage comme la marque de la qualité internationale de l’enseignement et de la recherche scientifique à l’ESIB. Cette deuxième édition est un espace de promotion et de valorisation de la qualité et de la quantité des activités qui animent notre espace d’enseignement et de recherche, mais aussi de notre implication sociale et morale au service de la citoyenneté. »

« Dans ce numéro, poursuit Raphael, et parmi des centaines d’articles, nous dévoilons plusieurs success stories, un nouveau timbre de l’ESIB dans la poste française, un nouveau brevet d’invention. Nous mettons aussi en valeur nos partenariats, en particulier, avec la société Murex et son PDG, M. Salim Eddé, partenariat privilégié duquel nous sommes très fiers. Dans ce cadre-là, et en guise de remerciements, nous avons l’honneur d’inaugurer, le bâtiment principal cinquantenaire de l’ESIB qui portera désormais le nom de S.E.M. le ministre feu Michel Eddé. »

« Accueillir le nom de Michel Eddé dans ce campus, affirme de sa part le Pr Salim Daccache, donner son nom au principal bâtiment de l’ESIB, lui l’ancien de l’Université de l’année 1946 en droit, ancien vice-recteur de l’Université, mais surtout, un grand maître, un chantre du Liban de la convivialité et un vrai ami de l’USJ, n’est qu’un devoir de mémoire, un devoir de reconnaissance vis-à-vis d’une personnalité qui fut, en elle-même, une institution et la conscience d’une nation »

Les cinquante années « de l’ESIB sur un sommet, celui de Dekouané, l’ESIB qui aime les sommets et aime y demeurer », « résume une histoire », ajoute Daccache, « celle de la bravoure car, à peine installée ici même, elle a dû affronter les affres de la guerre libanaise. Pillée et saccagée, elle n’a jamais sombré ; installée ailleurs, elle n’a jamais oublié qu’elle était l’Ecole supérieure des ingénieurs de Beyrouth ; réintégrant ses locaux, à partir de 1977, réécrivant ses programmes et modernisant ses fameux laboratoires, datant depuis 1913, elle n’a pas manqué de confirmer sa vitalité et ses ambitions. »

« La troisième occasion, un événement que nous célébrons aussi, poursuit le recteur de l’USJ, est la sortie du deuxième numéro de la revue eXcellence. Je me souviens du premier numéro sorti au cœur même de la pandémie du coronavirus, nous l’avons fêté ensemble, (…) et nous avons célébré, au même moment, l’acquisition de l’accréditation de l’ABET. Cette revue qui retrace la vie et les événements de la Faculté ; eXcellence pour aller plus loin et plus fort dans la réalisation de ses capacités, sous forme de compétences classiques, mais aussi d’innovation, de créativité et de confiance en soi et en autrui. »

« Dans le marasme actuel, les souffrances, les angoisses et les difficultés, ce genre de cérémonie vient nous donner, à nous tous et à ce Liban de l’excellence, des signes forts d’espoir et de conviction que, malgré tout, nous continuons la route, appuyés par les Alumni et les Amis qui ne lâcheront pas l’Université et ses institutions », conclut Daccache.

Dans son mot, Salim Eddé, a tenu à rappeler le lien très fort entre son père et l'éducation. Michel Eddé faisait « partie de ceux qui ont toujours considéré que l'avenir du Liban était basé sur l'éducation, au plan économique, et en particulier l'éducation supérieure, qui a été, logiquement parmi ses préoccupations principales. Il a d'ailleurs été ministre de l'éducation supérieure et de la culture. »

« Mais s'il avait été en bonne santé, poursuit Eddé, je l'aurais imaginé aujourd'hui prenant à bras le corps les graves problèmes qui frappent le système éducatif de notre pays, remuant ciel et terre pour qu'il ne s'effondre pas, pour qu'il tienne le temps que le pays retrouve un équilibre. Je l'aurais vu se battre pour garder les professeurs, rassurer les parents, faire participer ceux qui ont les moyens financiers, aider les autres, collecter l'argent de sociétés, d'anciens, d'associations, d'organismes gouvernementaux d'autres pays, collaborer avec d'autres universités puisque le problème est national... »

« Ce combat qui aurait été plus que tout le sien est aujourd'hui le nôtre, celui de ses enfants », conclut le PDG de Murex.

Dans un discours placé sous le double signe de l’émotion et de l’honneur, la directrice de la fondation USJ, Mme Cynthia Ghobril Andrea, a rappelé qu’au tout début de la crise, Salim Eddé été le premier à soutenir l’USJ, à travers la constitution du « Fonds de Bourses Murex-Esib » au bénéfice des étudiants de l’ESIB et en particulier ceux inscrits en études d’informatique. « Vous nous avez d’ailleurs énormément touché, affirme-t-elle, lorsque vous avez affirmé à l’occasion de la signature de ce protocole d’entente en février 2018, le caractère indissoluble de ce partenariat avec l’USJ en attestant que « la société Murex n’existerait pas sans l’ESIB ».

« Comment oublier aussi, ajoute la directrice de la Fondation USJ, qu’au lendemain de l’explosion du port de Beyrouth, vous avez, à nouveau, répondu présent à notre sollicitation et n’avez pas hésité une seule seconde avant de venir en aide à la jeunesse libanaise en grande détresse à travers un nouveau « Fonds de bourse de souscription Murex pour les étudiants sinistrés de Beyrouth ».

« Et, comment parler de vous sans rendre hommage au grand homme qu’était et restera votre père ! (…) Ami Fidèle à l’USJ, il est membre fondateur de son conseil stratégique et a été conférencier d’honneur de multiples cérémonies de remise de diplômes au fil des années. Ce bâtiment portant le nom de Michel Eddé immortalisera une certaine idée du Liban qu’il faut continuer à défendre tous ensemble », conclut Cynthia Ghobril Andrea.

Après la projection du film de l’eXcellence de l’ESIB, Dr Salah Bouraad, ancien de l’ESIB et PDG Segenius Group, a fait une intervention sur le thème « Oser aller de l’avant ». Un intermède artistique (Danse de salon) avec les anciens de l’USJ, Ghadi Mourad et Tia Saad, a suivi les témoignages de Mgr César Essayan, Vicaire apostolique de Beyrouth, du Pr Fadi Geara, vice-recteur à l'administration et doyen honoraire de la Faculté d’ingénierie et de M. Georges Khabbaz sur le thème de l’eXcellence. 

Dans le cadre du Projet Hawana, un nouveau timbre de l’ESIB en France a été exposé par M. Elie Aouad, Directeur de l’EASEIT, enseignant et ami de l’ESIB. Un Brevet d’invention en génie chimique et pétrochimique a été présenté par Dr Jihane Rahbani, Directeur du département Génie chimique et pétrochimique. Par ailleurs, le Pr. Dolla Karam Sarkis, vice-recteur à la recherche, a parlé de l’importance des travaux de recherche effectués à l’ESIB dans tous les domaines.

Sur le thème de « L’ESIB - USJ au service de la citoyenneté - Sécurité routière », 

M. Marko Ševrovic, Assistant Professeur à Université de Zagreb, a participé à la cérémonie depuis via Zoom.  Mme Hélène Corset-Maillard, Directrice de l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Marseille - ENSA-M, a parlé de son côté des nouvelles collaborations en architecture via zoom.

Après le vernissage de l’exposition de peinture de M. Georges Matar, ingénieur architecte diplômé de l’ESIB, la cérémonie s’est clôturée autour d’un buffet.

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Mot de M. Salim Eddé