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La Fondation USJ / TÉmoignages

Madame Férial ASSHA

Enseignante de français et du fait religieux – USJ
Donateur au programme fonds de bourse

Madame Férial ASSHA« …Tout simplement parce que mon frère, père et moi-même sommes des anciens de l’USJ. J’ai étudié pendant 20 années à l’USJ et j’y ai décroché 9 diplômes, cela me paraissait donc tout à fait normal. De plus, l’USJ est une université francophone et étant personnellement très francophone et francophile, je ne me voyais pas aider une autre institution que l’USJ.

[…] Comme le répète souvent le recteur, l'USJ de par sa touche jésuite éduque “au savoir être et au savoir-faire” et mon éducation au sein de l’USJ m’a permis de le constater. Cette éducation englobe le moral, le spirituel et l’intellectuel, c’est ça qui est important. On établit des relations personnelles avec les professeurs et ceci fait la spécificité de l’USJ.

…, L'USJ a vraiment structuré ma personnalité, ce qui me motive à rester engagée. Si je suis ce que je suis aujourd’hui, c’est suite aux 20 années de cours que j'ai suivi et aux diplômes que j'ai obtenus à l'USJ. Quand j’y ai commencé mes etudes, j’avais certainement du potentiel, mais ça allait dans tous les sens. L’USJ a réussi à structurer ma personnalité en canalisant en même temps mes émotions et mon intelligence. Ceci a fait de moi une personne plus mature qui sait ce qu'elle veut et où elle va et qui a finalement compris ce qu’était le sens de la vie. L’USJ est inhérente à ma personne et je ne pourrais jamais me séparer de cette institution.

…Et je pourrai ajouter finalement que le Liban fait partie de ce Moyen-Orient qui a été le berceau des civilisations, et si toutes les personnes de qualité vont quitter ce pays et bien ce berceau de civilisations sera livré à des personnes qui au final n’auront aucune idée de ce qu’a été l’histoire et la géographie de cette partie du monde.

… Je dirais d’abord aux étudiants bénéficiaires de la bourse que j’avais la chance d’avoir des parents qui m’ont permis de poursuivre des etudes. Je voudrais qu’eux aient cette meme chance de pouvoir être aidés afin de se construire eux-mêmes et ensuite reconstruire le pays dans lequel ils ont grandi.

… Personnellement je n’ai pas eu d’enfants et le fait d’aider des boursiers donne tout simplement un sens à ma vie. Ce sont comme des enfants virtuels. J’ai créé 2 fonds de bourses pour rendre hommage à mon père et à ma mère qui eux m’ont donné l’occasion d’étudier, de me forger une personnalité forte et libre. Pour les remercier, j’ai constitué ces 2 fonds pour accompagner les jeunes.

C’est une mission de philanthropie […] c’est la liberté intérieure. C’est libérant de pouvoir se dire que quel que soit les circonstances extérieures, lorsqu’on est libre et fort intérieurement suite à une base solide, on peut continuer à bâtir et à espérer envers et contre tout. L’éducation et la culture sont les seules armes pour devenir meilleur et libre dans la tête et dans le cœur…La vérité apparait toujours au grand jour et je crois qu’il y a une justice dans ce monde. Je suis sûre qu’il y a des gens qui sont de mon avis car comme on dit en arabe « الدم ما بصير مي » le sang ne se transforme pas en eau.

J’ai vécu 25 ans en France et c’est devenu une patrie d’adoption. La France m’a appris beaucoup de choses mais lorsque je respire l’air du Liban, alors que je suis très francophone et francophile, c’est autre chose ! Le Liban m’a nourri et a nourri mon enfance ; je suis née ici, c’est ma terre et personne ne pourra me la prendre.
C’est l’éducation et la culture qui mènent vers la liberté.»