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La Fondation USJ / TÉmoignages

Monsieur Maroun Helou

Chairman à ABNIAH SARL
Donateur au programme de bourse annuelle

Maroun Helou« … Je savais que l’USJ avait besoin d’aide et de soutien tandis que les universités américaines ont pas mal d’aides qui proviennent de leur alumni qui sont très organisés. Cette structure n’existe pas chez les jésuites malheureusement. Ça a commencé puisque j’étais un élève du Collège Notre-Dame de Jamhour. Je suis donc sensible à tout ce qui est jésuite malgré n’avoir pas fait mes études supérieures chez les jésuites (je les ai fait à l’AUB), mais j’ai toujours senti que l’USJ avait besoin d’être soutenue.

J’ai été approché par la responsable Mme Carmel Wakim et je connaissais le recteur père Daccache avec qui j’avais fait une conférence et j’ai vu un peu l’évolution à l’école de Jamhour faite par Michel Eddé qui a beaucoup aidé à créer les alumni. J’avais quelques amis à travers le monde qui aidaient et je sentais qu’il était nécessaire d’aider, parce que l’éducation à mon avis est un capital pour le Liban et pour les jeunes libanais et les temps sont difficiles. On a vraiment des étudiants brillants. Etant ingénieur, j’ai voulu aider dans ce secteur-là, j’ai voulu aider les étudiants de l’ESIB qui n’ont pas la possibilité de gérer leur période d’étude. J’ai été encourage par le sérieux.

La confiance du père Daccache m’a encouragé, le fait que j’étais un étudiant de Jamhour m’a encouragé aussi et le fait que je suis ingénieur m’a poussé à aider aussi. Je considère qu’il faut que tous les gens riches aident parce que le Liban est connu par sa particularité et homogénéité. […] C’est dans ce sens-là que j’ai voulu le faire, et je le fais chaque année depuis 3 ou 4 ans et ça va crescendo: J’avais un étudiant puis 2 et puis 3 étudiants. Je leur souhaite succès dans leurs études.

… Je n’ai jamais rencontré les boursiers, les aides se font en toute discrétion. J’ai choisi d’aider les étudiants de la région puisque je ne connaissais pas de personnes qui en difficulté, mais je sais que l’université fait des recherches assez précises et ça va dans le bon sens donc je n’ai pas besoin de les rencontrer pour leur dire que je suis en train de les aider. Je les aide dans l’absolu parce que l’aide ne se traduit pas en faisant apparaitre l’identité. Je veux que l’aide soit faite d’une façon gratuite parce que je ne veux rien en contrepartie…

… J’ai certainement un message à dire aux étudiants boursiers : les brillants ingénieurs qui ont été encadrés dans ma société, sont toujours venus d’un milieu assez modeste et sont très ambitieux et ils finissent par bien réussir ! Je leur souhaite plein succès à l’avenir et voudrait qu’un jour ils aient la possibilité d’aider autrui. C’est ce qui conduit la société à être solide. Aider au Liban est une chose très nécessaire, et j’aimerai bien que l’aide continue, ça nous donne la pérennité d’exister. Je suis sûr que les étudiants vont réussir et à partir de cette réussite-là, qu’ils donnent ou qu’ils subventionnent, à leur tour dans le futur.

Notre société est basée sur l’entraide, le Liban est un pays basé sur l’entraide. Cela n’a pas besoin d’être un service financier, ça peut être un appui quelconque, ça peut être un conseil. Cette communication qui existe au Liban, il faut la favoriser parce qu’elle fait aussi partie de nos coutumes et elle nous aide aussi à nous développer. Cette communication-là a aidé pas mal de libanais à travailler, à immigrer, à s’enrichir et à aider d’autres libanais… Il faut donner, il faut donner sans que l’on impose. Donner est une satisfaction interne, intellectuelle. Donner est très important et surtout à ceux qui en ont besoin…et je pense que chacun qui nous donne dans la vie est en train de pousser un atout important dans l’acheminement d’une vie […] ! Et moi j’aime aider, je le fais tous les jours, et je pense que si je donne, Dieu va me donner en contrepartie. »