Il y a dix ans, la Fondation USJ est née. L’USJ disposait ainsi d’un instrument de collecte de fonds. Elle est née aussi pour une raison autrement plus profonde et plus exigeante : servir, humblement mais résolument, le projet éducatif grand et noble de l’Université et la mission de l’Hôtel Dieu de France, centre hospitalier universitaire. Mesdames Carmel Wakim (2015-2020) et Cynthia Ghobril-Andréa (Depuis juillet 2020…) en sont, par leur direction, le modèle d’un engagement passionné.
Dès l’origine, la Fondation s’est donnée pour mission d’aider et de financer des milliers d’étudiantes et d’étudiants, afin que les difficultés économiques, les crises successives et l’appauvrissement du pays ne deviennent pas des barrières infranchissables à l’accès au savoir. Elle a aussi porté, avec la même conviction, la mission de l’USJ dans le domaine des soins, en soutenant l’Hôtel-Dieu de France, lieu emblématique où se conjuguent compétence médicale, humanité et service du bien commun. Elle est là aussi pour appuyer les projets de développement de l’Université, les équipements, la recherche, les infrastructures. La Fondation n’était donc pas une fin en soi, mais un outil au service d’une vision, celle d’une université engagée dans la formation de la personne tout entière et dans le soin des plus vulnérables.
Créer la Fondation, c’était aussi faire un choix de cohérence et d’unité. Il s’agissait de rassembler, de structurer et de faire converger les efforts de collecte de l’Université, afin que la politique de financement soit une, lisible et crédible. C’était reconnaître que l’Université, devenue institution de référence, avait besoin d’une structure permanente d’appui à ses projets. C’était aussi pour offrir aux donateurs une plateforme fondée sur la transparence, le dialogue, la bienveillance et la confiance, et leur permettre de sentir qu’ils participent réellement à une œuvre vivante, à la construction patiente et exigeante de cette institution de lumière qu’est l’USJ.
Dix ans plus tard, nous continuons. Parce que rien n’est jamais acquis. Parce que les crises se succèdent, les obstacles se multiplient et les fragilités s’aggravent. Continuer, aujourd’hui, n’est pas un acte de routine : c’est un acte de résistance. Car servir l’USJ et l’HDF, hier comme aujourd’hui, c’est croire que l’éducation et le soin sont des combats qui valent la peine d’être menés, encore et toujours.
Nos remerciements à tous nos donateurs
À tous nos donateurs, nous exprimons une gratitude profonde et sincère. Vous ne faites pas seulement partie de notre histoire : vous faites partie de notre existence, et, d’une certaine manière, de l’être même de l’USJ. Car votre geste n’est pas un simple soutien financier. Il est une confiance accordée, une main tendue, une alliance silencieuse mais décisive avec notre mission, désormais la vôtre.
Et s’il est une chose qui définit l’USJ depuis sa naissance, c’est bien ceci : elle a fait du don de soi une mission et une promesse. Une mission, parce qu’elle se met au service de la personne et du bien commun. Une promesse, parce qu’elle refuse de renoncer, même dans les tempêtes, à sa vocation d’être une institution de savoir, de dignité et d’espérance.
En donnant, vous rejoignez cette promesse. Vous la rendez possible. Vous la rendez durable.
Merci, de tout cœur.
Recteur de l’USJ, Pr Salim Daccache s.j.