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Coronavirus / COVID-19

Guides de la reprise progressive du travail à l’USJ


Depuis le début de la propagation du coronavirus au Liban, l’USJ a pris les mesures nécessaires de prévention et mené une large campagne de sensibilisation, avec comme principale priorité : assurer la continuité des services administratif et académique, malgré la suspension des cours. C’est ainsi qu’a eu lieu la mise en place et le développement de la plateforme de cours en ligne.
Dans une communication adressée à l’ensemble de la communauté universitaire, le Pr Salim Daccache s’exprima en ces termes : «Notre mission en tant qu’université jésuite est notamment de former des hommes et des femmes pour et avec les autres, compatissants et capables de discernement ; nous vous invitons donc, membres de la communauté de l’USJ, à rester vigilants ; à être bien informés ; à sensibiliser votre entourage sur les moyens de prévention contre le COVID-19 ; à éviter de diffuser des informations non vérifiées susceptibles d’entretenir le climat de panique et d’anxiété ambiant.
En mettant en œuvre ces mesures exceptionnelles, nous assumons notre responsabilité d’institution universitaire avec pour objectif de contribuer au ralentissement de la propagation du virus, de permettre à notre système de santé de gérer les soins à apporter aux malades et de protéger les personnes fragilisées, tout en visant à garantir la poursuite du parcours de chaque étudiant, dans les meilleures conditions possibles. Pour terminer, je tiens à remercier chaque membre de la communauté de l’USJ pour son engagement et sa collaboration».

Pour suivre l’actualité de l’évolution de la maladie, consultez les sites de l’OMS et du ministère de la Santé publique

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Ces ennemis invisibles
Réflexion de Pr Dolla Karam Sarkis, Vice-Recteur à la recherche

Le XXe siècle a connu des guerres. Certaines entre ennemis visibles, d’autres contre un ennemi invisible. La grippe dite espagnole a entraîné, après la fin de la première guerre mondiale, environ 50 millions de morts, soit 2,5 à 5 % de la population mondiale de l’époque !

Le XXIe siècle a déjà connu le SRAS (2003), le MERS (2012) et actuellement la pandémie d’une nouvelle souche, COVID-19.
Si les taux de mortalité rapportés ne sont pas très élevés, l’extrême capacité de diffusion du virus Corona (SARS-COV-2) est en train déjà de saturer les systèmes de santé et d’augmenter le nombre absolu des décès. Cependant, force est de constater que les mesures adoptées en 2020 ne sont pas différentes de celles en 1918 : isolement et confinement. Mais la recherche s’active : entre le vieil antipaludéen Hydroxychloroquine (préconisé pour réduire la charge virale aux stades précoces de l’infection), l’antirétroviral (lopinavir/ritonavir, habituellement administré aux personnes VIH séropositives), l’antiviral Remdesivir, (initialement destiné contre le virus Ebola) ou d’autres antiviraux, l’immuno-modulateur (Interféron beta), l’étude Discovery décolle en Europe.

Mais il reste beaucoup de questions pour la recherche médicale (fondamentale et appliquée) et pas des moindres :

  • Quand et comment déclarer la fin du confinement ?
  • Faut-il tester à très grande échelle ou seulement en cas de symptômes?
  • Une première infection est-elle vraiment immunisante?
  • Le sérum de patients convalescents contient-il des anticorps utiles pour traiter des patients nouvellement infectés et en état critique ?
  • Un vaccin (non encore mis au point) serait-il la réponse ultime à cette pandémie?
  • Et tant d’autres questions qui taraudent la communauté médicale.
  • Ce virus nous pose des défis : répandu par la mondialisation, c’est par la mondialisation qu’il sera vaincu.